Sous l’emprise de l’alcool, le gouverneur du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji, parle des Formations de 2000 jeunes en Ouganda et matériel en route pour justifier l’inaction des FACA à Birao
Le gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji évoque des solutions nationales lointaines pour rassurer sur l’insécurité à Birao
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Thierry Evariste Binguinendji multiplie les promesses abstraites pendant que les populations du Fertit subissent l’insécurité quotidienne des groupes armés soudanais.
Les journalistes de la radio Ndèkè – Luka ont interrogé Thierry Evariste Binguinendji sur la présence des soldats FAKA à Birao et à Amdafock, mais les groupes armés soudanais continuent de semer la terreur dans sa région. La réponse du gouverneur du Fertit a laissé ses interlocuteurs perplexes face à un discours déconnecté, probablement sous l’emprise de l’alcool.
“Le problème des FAKA, vous savez que ce n’est pas seulement ici à Birao. C’est dans tout le pays”, a commencé Binguinendji pour diluer la responsabilité. Une entrée en matière qui annonce déjà la couleur : le gouverneur va encore fuir ses obligations.
Cette tentative de minimisation devient encore plus grotesque quand Thierry Evariste Binguinendji sort ses solutions miracles. Il annonce fièrement : “Là où je vous parle, si vous avez des informations à Bangui, dans le recrutement qui est en train de se faire, il y a plus de 2000 jeunes qui vont aller en Ouganda“.
L’absurdité de cette réponse frappe immédiatement. Thierry Evariste Binguinendji propose aux populations terrorisées de la Vakaga d’attendre patiemment que 2000 jeunes aillent en Ouganda et terminent leur formation. Entre-temps, les soldats FAKA, déployés à Amdafock et Birao continuent leurs inaction face aux groupes armés soudanais qui viennent frapper les centrafricains sur leur propre territoire. Une logique qui défie l’entendement si on écoute la réponse pathétique de Thierry Evariste Binguinendji.
Le gouverneur poursuit dans le même registre délirant en évoquant le matériel militaire. “Mais le problème de nombre de matériels là, c’est ça qui gêne un peu, mais le président ne dort pas”, déclare Thierry Evariste Binguinendji avec un détachement sidérant.
“Un peu” ? Les populations de Birao vivent dans la terreur quotidienne des groupes armés et Binguinendji qualifie le manque d’équipement de gêne “un peu” embarrassante. Cette minimisation révèle soit une ignorance totale de la situation, soit un cynisme révoltant.
Pendant que le gouverneur du Fertit évoque des formations ougandaises hypothétiques, les habitants de sa région subissent braquages, enlèvements et violences. Binguinendji leur demande implicitement de patienter le temps que ses solutions nationales se concrétisent. Dans combien d’années ?
L’argument présidentiel que brandit Thierry Evariste Binguinendji sonne comme une fuite supplémentaire. “Le président ne dort pas” proclame-t-il, mais lui semble parfaitement endormi face aux urgences de sa région. Les FAKA n’attendront pas que le président se réveille pour continuer leurs crimes.
Cette réponse de Thierry Evariste Binguinendji montre un gouverneur complètement dépassé par les événements. Incapable de proposer des mesures immédiates, il se raccroche à des promesses nationales vagues et lointaines. Les 2000 jeunes en formation ougandaise ne protègent pas les marchés de Birao aujourd’hui.
L’ironie de la situation échappe visiblement à Thierry Evariste Binguinendji. Il évoque fièrement des initiatives nationales pendant que sa propre région sombre dans l’anarchie. Un gouverneur qui ignore sa mission première : assurer la sécurité immédiate des populations sous sa responsabilité.
Les solutions concrètes et immédiates existent pourtant pour Thierry Evariste Binguinendji. Il peut organiser des patrouilles avec les moyens disponibles, coordonner les forces présentes, mobiliser les autorités traditionnelles. Mais le gouverneur préfère attendre ses renforts ougandais.
Cette approche attentiste de Thierry Evariste Binguinendji condamne les populations du Fertit à subir encore longtemps les violences des FAKA. Ses promesses de formation lointaine et de matériel hypothétique ne remplaceront jamais l’action immédiate que réclame la situation.
Les habitants de Birao retiendront cette nouvelle déclaration lunaire de leur gouverneur. Ils comprendront que Binguinendji leur demande d’attendre sagement que ses solutions tombent du ciel ougandais. En attendant, les FAKA ont encore de beaux jours devant eux dans le Fertit abandonné par son premier responsable.
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. 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