Crypto-monnaie : l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou défend une politique opaque face aux soupçons d’escroquerie et de blanchiment d’argent

Lors de son point de presse hebdomadaire du lundi 4 août 2025, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Maxime Balalou, a tenté de justifier l’engagement du régime dans la promotion des crypto-monnaies. Face à des accusations précises de blanchiment, d’escroquerie et d’opacité, le ministre a répondu par des attaques contre les critiques, sans apporter d’éléments concrets sur le bilan réel de cette stratégie controversée.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Interrogé par le journaliste Bélisar Dorval du quotidien Afrique en plus, sur le silence du gouvernement concernant les recettes générées par les crypto-actifs et l’affaire d’une société ayant escroqué des fonctionnaires, l’ex-détenu, kitandaire professionnel Maxime Balalou a balayé d’un revers de main toute mise en cause. « Si on utilise les crypto-actifs, c’est pour contourner. Contourner quoi ? », a-t-il lancé. Piqué par la question, l’ex-détenu a dénoncé ce qu’il appelle un deux poids deux mesures : « Quand c’est les autres, il n’y a pas de problème. Mais quand c’est la République centrafricaine, non. Parce qu’on va contourner ».
En réponse aux soupçons de blanchiment, l’ex-détenu Maxime Balalou a réagi par une série de phrases vagues et accusatoires : « C’est une manière de blanchir. Blanchir quoi ? Ce type de messages décourage des initiatives. On avance. On avancera. Aux maux bizarres et aux sauts pour le développement ». Aucune donnée n’a été fournie sur l’impact économique réel de cette politique monétaire, ni sur les retombées réelles pour les finances publiques.
S’agissant du scandale impliquant une société crypto nigériane installée à Bangui, dont les responsables sont désormais introuvables depuis 2021 après avoir collecté des milliards de plusieurs centrafricains, l’ex-détenu Maxime Balalou a choisi l’omission pure et simple. Aucun mot n’a été prononcé pour évoquer les victimes, ni pour indiquer si une enquête a été ouverte. Ce silence est interprété comme un désintérêt du gouvernement pour une affaire qui touche pourtant directement ses citoyens.
L’ex-détenu Maxime Balalou a préféré insister sur l’invitation du président Touadéra au sommet crypto de Dubaï, qu’il présente comme une reconnaissance internationale de la stratégie centrafricaine : « Il a été chaleureusement accueilli par la communauté crypto-monnaie de Dubaï, où il a donné sa vision de mobilisation des ressources à travers cet outil important ». Il affirme que des résultats concrets seront bientôt visibles, sans préciser lesquels ni à quelle échéance.
En se refusant à toute transparence sur les sommes perçues, les partenaires impliqués ou les mécanismes de contrôle, le gouvernement accentue les soupçons déjà pesants sur cette politique. Aucune mention n’a été faite sur la manière dont sont sélectionnées les plateformes partenaires, ni sur les garde-fous pour éviter les détournements ou la spéculation. Le choix de maintenir un flou sur ces aspects nourrit l’hypothèse d’un recours à la crypto comme voie de contournement des sanctions financières, notamment à l’heure où plusieurs partenaires traditionnels de la Centrafrique ont suspendu leur aide.
Dans un contexte économique critique, avec les pénuries de carburant, la suspension des salaires durant plusieurs mois dans certaines agences étatiques et les tensions pré-électorales croissantes, le pari du gouvernement sur une monnaie numérique instable interroge. L’ex-détenu Maxime Balalou reconnaît lui-même les risques liés à la volatilité : « À partir de la volatilité, oui. On prend aussi des risques ». Mais aucun mécanisme de protection n’est évoqué pour limiter les effets d’un éventuel effondrement de valeur sur l’économie nationale.
La posture adoptée par Maxime Balalou montre clairement une stratégie de communication fondée sur la défiance vis-à-vis des critiques et l’orgueil national, sans effort de pédagogie ni démonstration des bénéfices réels pour le pays. À défaut de clarté, cette fuite en avant entretient une atmosphère de méfiance généralisée autour d’un projet censé « financer le développement », mais dont les contours restent insaisissables.
En entretenant l’ambiguïté, en refusant de s’expliquer sur les pertes déjà subies par des centrafricains victimes d’arnaques, et en éludant toute responsabilité sur la gouvernance de ce secteur, le gouvernement prend le risque d’entraîner la République centrafricaine dans une spirale de défiance encore plus profonde.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
