Chaos académique : À la faculté des lettres de l’université de Bangui, un étudiant donne des ordres aux profs, pendant que le doyen Azoumaye livre la faculté au chaos

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
À l’université de Bangui, le doyen de la faculté des lettres, Jean-Claude Azoumaye sème le désordre : un étudiant bloque les cours, ferme les salles et défie les professeurs, paralysant les cours des étudiants.
Un étudiant en sociologie donne des ordres aux professeurs
Le samedi 24 mai 2025, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui a atteint un nouveau sommet de désorganisation. Un étudiant en sociologie, cousin du doyen Jean-Claude Azoumaye et président de l’association des étudiants de ladite faculté, s’est autoproclamé secrétaire principal (SP) par intérim. Sans aucune autorité légitime, il a décidé de fermer toutes les salles de classe sous prétexte d’un « nettoyage » pour préparer les examens prévus début juin. « Pas de cours, on nettoie ! », a-t-il déclaré aux professeurs, qui se sont retrouvés contraints de partir. Les étudiants, eux, ont été privés d’une journée entière d’enseignement. Cette décision, prise sans consulter personne, montre un mépris total pour le travail des enseignants et les besoins des étudiants.
Bourève, l’étudiant qui fait disparaître les clés
Le lundi matin, la situation a empiré. Les professeurs, déterminés à rattraper le retard accumulé, se sont présentés pour donner leurs cours. Mais les salles étaient fermées à clé. La raison ? Les clés, confiées à Bourève, un étudiant en deuxième année d’anthropologie, étaient introuvables. Après le « nettoyage » de samedi, l’étudiant qui jouait au SP a choisi de remettre les clés à Bourève plutôt qu’à l’appariteur, le fonctionnaire chargé de gérer l’accès aux salles. Résultat : Bourève, injoignable pendant des heures, a fini par dire qu’il « cherchait les clés ». Pendant ce temps, professeurs et étudiants attendaient dehors, impuissants. Certains enseignants, excédés, sont repartis. Deux jours de cours, essentiels pour combler le retard, ont ainsi été perdus à cause de cette pagaille.
Le doyen Azoumaye fait confiance à ses proches, pas aux fonctionnaires
Le doyen Jean-Claude Azoumaye est au centre de ce fiasco. Plutôt que de s’appuyer sur les fonctionnaires d’État : chefs de département, appariteurs, ou autres, il préfère confier des responsabilités à ses proches. Son cousin, étudiant en sociologie, se retrouve SP par intérim, tandis que Bourève devient le gardien autoproclamé des clés. Cette gestion familiale écarte les professeurs et désorganise complètement la faculté. Azoumaye décide seul des programmes de cours et des dates d’examens, sans tenir compte des enseignants ni des besoins académiques des étudiants.
Des étudiants privés de cours et des professeurs sous pression
La Faculté des Lettres est déjà en difficulté : huit départements doivent se partager six salles, dont un amphithéâtre. Les étudiants, qui n’ont parfois couvert que 5 à 20 % de leurs programmes annuels, accumulent un retard inquiétant. Azoumaye aggrave les choses en annonçant que les cours s’arrêtent fin mai pour des examens dès le 2 juin. Les professeurs, débordés, tentent de rattraper le temps perdu, mais se heurtent à des salles fermées et à des étudiants qui leur donnent des ordres. Cette situation absurde met tout le monde sous pression et compromet l’année universitaire.
L’amphithéâtre loué au détriment des étudiants
Pour ne rien arranger, le doyen Azoumaye loue l’amphithéâtre à des organisateurs extérieurs, privant la faculté d’une salle essentielle pour les cours. Cette pratique, qui semble favoriser l’argent plutôt que l’éducation, réduit encore plus l’espace disponible et pénalise les étudiants, déjà confrontés à une pénurie de salles.
En réalité, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines est en train de devenir ingérable sous la direction de Jean-Claude Azoumaye, qui gère l’établissement comme s’il s’agissait de son affaire personnelle. Les fonctionnaires, payés par l’État pour faire fonctionner l’université, sont relégués au second plan au profit d’étudiants inexpérimentés. L’État doit intervenir d’urgence pour remettre de l’ordre : les clés doivent revenir aux appariteurs, les responsabilités aux professionnels, et les cours aux étudiants. La faculté n’est pas une entreprise familiale, mais un lieu d’apprentissage ….
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)