EXCLUSIVITÉ : Faustin-Archange Touadéra pris la main dans le sac en pleine manipulation de la communauté islamique de Centrafrique
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Fidèle à sa stratégie de division politique, le chef de l’État centrafricain tente de saboter le bureau légitime du CSISCA. En coulisses : pots-de-vin, ingérence de réseaux tchadiens et une course effrénée pour capter les milliards d’Abu Dhabi.
Le masque est définitivement tombé. Une fois de plus, Faustin-Archange Touadera est pris en flagrant délit d’ingérence et de déstabilisation de la communauté islamique de Centrafrique. Après avoir méthodiquement affaibli les grands partis politiques du pays à l’instar du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), mis chaos et dont les cadres sont aujourd’hui réduits à s’agenouiller pour obtenir des strapontins, ou encore du MLPC de Martin Ziguélé dont il tente en vain, Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro applique désormais sa stratégie favorite à la religion. Sa nouvelle cible : la communauté islamique de Centrafrique, victime d’une manipulation politique et financière d’une gravité inédite dans le monde.
1. DU BUREAU PROVISOIRE AU SATELLITE DU MCU : LES CINQ ANS D’ILLÉGALITÉ D’AHMAT DELÉRIS RATOR
L’affaire prend ses racines en septembre 2020, après le décès de l’Imam Oumar Kobine Layama, alors président respecté du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA). Pour gérer les affaires courantes, un bureau intérimaire est mis en place sous la direction d’Ahmat Deléris Rator.
Toutefois, ce qui ne devait être qu’une transition de quelques mois va durer cinq longues années. De 2020 à 2025, Deléris Rator et sa clique confisquent le pouvoir sans jamais organiser d’élections, transformant clandestinement l’institution religieuse en une cellule de soutien politique au service exclusif du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).
Face à ce blocage et au refus catégorique de Rator de convoquer une assemblée générale, les membres du Conseil créent un comité ad hoc en 2025. Une assemblée générale régulière est organisée en décembre 2025, débouchant sur l’élection d’un nouveau bureau exécutif dirigé par l’Imam Abdoulaye Ouassélégué. En janvier 2026, ce bureau est officiellement investi au sein de l’Assemblée nationale, en présence du ministre des Transports, Djono Ahaba, actant sa pleine légitimité républicaine.

2. L’AXE TCHADIEN ET LA PLUIE DE MILLIONS SUR LE PALAIS DE LA RENAISSANCE
Pour contrer ce bureau légitime, Ahmat Deléris Rator qui n’est pas de nationalité centrafricaine mais tchadienne s’appuie sur les réseaux d’influence des « chefs de race » de la communauté tchadienne installée en RCA. Ce puissant lobby de commerçants et d’opérateurs économiques finance gracieusement le régime de Touadéra pour s’assurer sa protection. Les largesses documentées par nos équipes sont édifiantes :
200 millions de francs CFA versés à Touadéra pour sa campagne présidentielle.
Un chèque de 50 millions de francs CFA remis en main propre.
Un « cadeau » supplémentaire de 15 millions de francs CFA.
En échange de cette pluie de billets de banque, Faustin-Archange Touadéra s’est engagé à soutenir coûte que coûte la clique transfrontalière de Rator. L’illustration la plus claire de cette soumission a eu lieu deux jours après l’attaque rebelle d’Amdafock (65 km de Birao). Le chef de l’État a convoqué d’urgence à la présidence une délégation menée par Rator pour condamner l’attaque à la télévision publique. Présentés frauduleusement comme « des musulmans centrafricains », les membres de cette délégation étaient en réalité des chefs de race tchadiens, flanqués de l’imam de la mosquée Ali Babolo du KM5, Monsieur Karim, lui aussi de nationalité tchadienne. Lors de cette rencontre officielle, Touadéra a continué, au mépris des lois, d’appeler publiquement Rator « Monsieur le Président ».
3. COMPLICE EXÉCUTIF : TOUADÉRA FINANCE LE FIASCO DE LA MOSQUÉE BABOLOU
C’est lors de ces audiences secrètes que le complot s’est accéléré. Soucieux de blanchir l’équipe de Rator, Touadéra lui a ordonné d’organiser une assemblée générale fictive pour évincer le bureau légitime. Pour ce faire, le président de la République a personnellement débloqué la somme de 14 millions de francs CFA sur les fonds de l’État pour financer ce simulacre.
Initialement fixée au 3 juillet, la date a été repoussée face à la riposte judiciaire du bureau légitime du CSISCA, qui a déposé une plainte en référé et une autre plainte au fond auprès des tribunaux. Pris de court, Touadéra a immédiatement instruit son ministre de l’Administration du Territoire, Bruno Yapandé, de forcer une conciliation de façade.
Lors des négociations, le ministre Yapandé a tenté de faire pression sur le bureau légal pour qu’il suspende ses poursuites judiciaires, lançant cette phrase lourde de sens : « Quand le président parle, il ne faut pas discuter. C’est ce qu’il dit qui doit être appliqué ». Face au refus du bureau légitime de céder à ce coup de force, le ministre Bruno Yapandé a adouci sa position et explique qu’il va retourner voir le Président de vous rencontrer et tenter de vous réconcilier. Yapandé est parti effectivement reparti voir Touadera, mais celui-ci garde sa position, mais reporte la date de l’assemblée générale au 10 juillet au lieu de 3 fixé auparavant.
La date de cette mascarade est alors imposée pour le 10 juillet 2026 à la mosquée Ali Babolo, au cœur du KM5 (3e arrondissement de Bangui). Mais le résultat s’est avéré être un fiasco total. La grande majorité des véritables imams centrafricains a boycotté l’événement, laissant Rator seul au milieu des chefs de race tchadiens. Conscient du désastre, Touadéra, qui avait promis de venir valider le nouveau bureau le dimanche 12 juillet aux côtés du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale, a discrètement reporté sa venue au lundi 13 juillet, espérant sauver les apparences en validant de force ce bureau fantoche qui est devenu par la force des choses le conseil supérieur islamique de Centrafrique version MCU.
4. LA COURSE AU NATIF INTROUVABLE ET L’OMBRE DES MILLIARDS D’ABU DHABI
Aujourd’hui, la clique de Rator fait face à un dilemme insoluble. Conscients qu’un étranger ne peut pas légalement diriger la communauté islamique d’un pays souverain, les comploteurs cherchent désespérément un Centrafricain de souche pour servir de prête-nom à la tête de leur faux conseil. Ils ont approché l’imam de la mosquée du quartier Combattant, puis celui de Malimaka, ainsi qu’un ancien ministre : tous ont opposé un refus catégorique, refusant de s’associer à cette trahison.
Aux dernières nouvelles, Ahmat Deléris Rator envisage d’imposer un autre ressortissant tchadien résidant à Abu Dhabi, monsieur Alamine Baraka. Cet homme de l’ombre n’est autre que le commissionnaire personnel de Faustin-Archange Touadéra, chargé de la vente clandestine des diamants du clan présidentiel et de l’achat de ses biens immobiliers de luxe aux Émirats arabes unis.
Pourquoi un tel acharnement sur ce projet ? Tout s’explique par la présence à la Banque Centrale de Centrafrique de la première tranche du méga-financement de 34 milliards de francs CFA accordé par Abu Dhabi pour la construction de complexes scolaires et médicaux. Lors de leur dernière entrevue, la clique de Rator a promis à Touadéra une rétrocommission massive de plusieurs milliards s’ils obtenaient la gestion de ces fonds. Face à l’odeur des billets, le président centrafricain a choisi de faire trembler l’État pour assouvir son avidité financière, quitte à vendre l’indépendance spirituelle des musulmans de RCA au plus offrant. Notre équipe reste mobilisée pour suivre les développements de ce lundi 13 juillet à la mosquée Ali Babolo du KM5.
Affaire à suivre dans nos prochains articles su CNC.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
CNC Groupe 3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




