La base de l’armée nationale à Amdafock totalement détruite : Quand les mercenaires russes bombardent les restes laissés par les rebelles
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Par : la rédaction de ,
L’histoire de la débandade de l’armée nationale à Amdafock s’enrichit du jour en jour d’un nouveau chapitre mémorable. On en sait désormais plus sur l’état des infrastructures de l’armée nationale abandonnées par les champions du marathon militaire. Selon les déclarations directes du capitaine, chef du détachement de l’armée nationale, la position qui leur servait de quartier général a été purement et simplement pulvérisée.
Lors de sa conversation avec son collègue resté à Bangui, le capitaine, chef du détachement des FACA à Amdafock explique le déroulement de ce chef-d’œuvre tactique : l’assaut initial des rebelles a d’abord sérieusement endommagé le site. Mais le coup de grâce est survenu le lendemain, avec l’arrivée par les airs des mercenaires russes de Wagner.
Venus en hélicoptère pour mener la « contre-offensive », ces derniers ont méthodiquement bombardé la base, achevant de la détruire à 100 %. Un ratissage impeccable, à un détail près : il n’y avait déjà plus personne dedans.
À la recherche d’une villa ou d’une colocation avec la gendarmerie
Techniquement, l’armée nationale n’a donc plus aucun point de chute à Amdafock. Le capitaine tempère toutefois la situation avec une bonne dose de philosophie logistique : après tout, ce site n’était pas une vraie base militaire, mais juste un lieu décrété comme tel.
Pour la suite des opérations, deux options hautement stratégiques s’offrent désormais aux troupes s’il leur prend l’envie de quitter le confort de la MINUSCA :
Aller dénicher une maison de location à louer quelque part dans la ville pour y installer un nouveau quartier général.
Négocier une colocation d’urgence avec les gendarmes dans les locaux de la brigade locale. Reste à savoir si les relations de voisinage seront faciles après que les gendarmes les ont si brillamment humiliés à la course à pied.
Le clap de fin des illusions de Bangui
Cette destruction totale par « tirs amis » vient clore en beauté l’épisode du grand sprint nocturne remporté par la gendarmerie. Elle confirme surtout le niveau de déconnexion totale entre la propagande de Bangui et la gestion chaotique des parrains russes sur le terrain. En attendant de trouver une cour de maison ou un salon à occuper pour redéployer l’autorité de l’État, les FACA restent à l’abri, observant de loin les résultats de la puissance de feu de leurs alliés.
Par Alain Nzilo
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