
Martin Ziguélé demande au gouvernement centrafricain de préciser les retombées économiques de l’exploitation de l’or, notamment à Ndachima. L’ancien Premier ministre, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), estime que les revenus tirés de cette ressource doivent pouvoir être évalués à partir de données précises.
Dans son intervention, il rappelle que le gouvernement a annoncé l’octroi de plus de 100 permis de recherche d’or en 2025, dont certains ont évolué vers l’exploitation. Les autorités ont également indiqué que plus de 300 milliards de francs CFA d’or avaient été exportés au cours de la même année.

Pour Martin Ziguélé, ces chiffres nécessitent des explications sur leur contribution réelle à l’économie nationale. Il veut notamment savoir quelle part de ces revenus bénéficie effectivement aux finances publiques et comment les recettes issues des exportations sont intégrées dans le circuit économique du pays.
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La question du rapatriement des recettes
L’ancien Premier ministre insiste sur le respect des règles encadrant les recettes provenant des exportations de ressources naturelles. « Est-ce que ces ressources sont rapatriées comme l’exige la loi ? », demande-t-il.
Martin Ziguélé rappelle que la République centrafricaine est membre de la CEMAC et qu’elle dispose de règles nationales et communautaires relatives au rapatriement des recettes d’exportation.
Selon lui, les revenus générés par les ressources naturelles doivent être rapatriés conformément aux dispositions en vigueur afin de permettre à l’économie nationale de disposer des ressources financières nécessaires à son fonctionnement.
Ndachima au centre des interrogations
Martin Ziguélé porte une attention particulière au site aurifère de Ndachima, qu’il présente comme le plus grand site orifère du pays. Il demande notamment des informations sur la société qui exploite le site, ses propriétaires et les recettes fiscales générées par ses activités.
« À qui appartient Ndachima ? », interroge-t-il, avant de demander : « Quel est le rendement fiscal ? »
Pour le président du MLPC, ces données sont nécessaires pour mesurer la contribution de l’exploitation aurifère aux finances de l’État. Il souhaite également savoir si les activités du site respectent les obligations fiscales et les règles applicables aux recettes d’exportation.
La question posée par Martin Ziguélé porte ainsi sur le lien entre l’exploitation d’une ressource naturelle importante et les ressources effectivement disponibles pour l’économie centrafricaine. Il demande que les chiffres annoncés sur la production et les exportations puissent être rapprochés des recettes fiscales et financières réellement enregistrées par le pays. Actions disponibles
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