Y a-t-il un projet de capture vivant de Faustin-Archange Touadéra ? Un Centrafricain sur les réseaux sociaux donne des vrais astuces au commando pour une opération réussie

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Y a-t-il un projet de capture vivant de Faustin-Archange Touadéra ? Un Centrafricain sur les réseaux sociaux donne des vrais astuces au commando pour une opération réussie

 

Une vidéo circule sur les plateformes de réseaux sociaux ces derniers jours, captivant l’attention de nombreux internautes centrafricains. Un jeune compatriote y affirme détenir des informations capitales, classées selon ses dires au niveau A1, concernant un plan d’action direct visant le dictateur Faustin-Archange Touadera. L’objectif de cette opération serait la capture de ce dernier. Les instigateurs de cette entreprise, dont l’identité exacte n’a pas été divulguée par l’auteur de la publication, souhaitent appréhender le président en vie. Le but de cette arrestation est de le traduire devant la justice centrafricaine ou, à défaut, devant la Cour pénale internationale, afin qu’il réponde des nombreux actes criminels commis dans le pays sous son mandat en collaboration avec les éléments du groupe russe Wagner.

 

Face à l’imminence de cette action, l’intervenant qui s’appelle Teddy a choisi de s’adresser directement aux exécutants du plan. Il livre une série de conseils très spécifiques au commando chargé de mener l’opération sur le terrain. Ses déclarations se concentrent sur les supposés pouvoirs mystiques du président, des capacités acquises, selon lui, par le biais d’un groupe de franc-maçonnerie assimilé ici à des pratiques magiques. Ces forces permettraient à Faustin-Archange Touadéra de s’évanouir dans la nature de manière instantanée, sous les yeux mêmes de ses proches ou de ses gardes, avant de réapparaître plus tard.

 

Les consignes au commando en cas de disparition mystique

Le premier conseil prodigué au commando concerne la gestion de la surprise face à ce phénomène de disparition. L’internaute insiste sur le fait que les membres du groupe d’assaut ne doivent céder à aucune forme de panique si le dictateur disparaît subitement entre leurs mains au moment de l’arrestation. La consigne opérationnelle est claire : il faut impérativement rester sur place.

 

L’auteur de la vidéo explique que la fuite ou l’abandon de la position serait une erreur fatale. Selon la logique de ces pratiques occultes, l’individu qui utilise ce pouvoir de disparition revient obligatoirement à la visibilité au point exact d’où il est parti. Le commando doit donc sécuriser la zone, boucler le périmètre et organiser des patrouilles constantes dans le secteur immédiat. En maintenant une surveillance rigoureuse sur le lieu même de l’incident, les assaillants sont assurés de voir réapparaître leur cible après un certain temps, rendant ainsi sa capture définitive possible.

 

La règle stricte du contact physique après un tir

Le second volet des astuces transmises au commando traite de la situation où des coups de feu seraient échangés et où Faustin-Archange Touadéra serait atteint par un projectile. L’orateur met en garde de façon très ferme contre le réflexe immédiat de porter secours au blessé ou de le transporter vers un centre de soins. Il affirme que le président détient un pouvoir mystique lui permettant de transférer sa blessure ou son agonie à quiconque le touche juste après l’impact.

 

Pour contourner cette protection magique, les hommes du commando doivent observer une discipline de fer : ne pas toucher le corps immédiatement. Les instructions demandent de laisser le blessé au sol et de patienter pendant une durée d’une à deux heures avant de s’approcher. Ce délai d’attente est présenté comme indispensable pour dissiper la charge mystique du transfert, évitant ainsi aux membres de l’équipe de prendre le mal sur eux et permettant de finaliser la mission en toute sécurité.

 

Une réalité mystique familière pour les Centrafricains

Ces récits de disparitions et de transferts de sorts ne constituent pas des histoires nouvelles pour la population centrafricaine. Ce type de phénomène est ancré dans les esprits et rappelle des souvenirs bien précis de l’histoire politique et militaire du pays. Les rumeurs de ce genre ont souvent alimenté les conversations, comme à l’époque de l’ancien président, le général André Kolingba, dont on disait fréquemment qu’il possédait le don de disparaître face au danger.

 

Le cas le plus marquant et le plus concret reste cependant celui du lieutenant Dogo, un militaire redouté sous le régime de François Bozizé. Connu de tous comme un véritable tueur, le lieutenant Dogo a fini par tomber dans une embuscade au cours de laquelle il a été grièvement touché par des balles. Lors de cet événement, alors que certains soldats voulaient s’approcher rapidement pour le secourir, d’autres chefs militaires et éléments du groupe se sont interposés en criant : « Ne le touchez pas ! Ne le touchez pas ! ». Ces derniers savaient que le toucher signifiait recevoir la blessure à sa place. Les secours ont été repoussés, et le lieutenant Dogo est resté seul, se retournant à plusieurs reprises sur le sol en se plaignant de douleur, avant de mourir sous les yeux de ses hommes, qui ont ensuite récupéré son corps sans vie.

 

Par Alain Nzilo

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