Et vous l’appelez porte-parole du gouvernement ? Écoutez le délire de ce grand sorcier de Carnot

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Et vous l’appelez porte-parole du gouvernement ? Écoutez le délire de ce grand sorcier de Carnot

 

 

 

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Par : la rédaction de ,  

En brandissant les concepts sacrés d’intangibilité du territoire et de « respect de la Constitution », le gouvernement centrafricain a tenté de transformer le fiasco sécuritaire d’Amdafok en une grande victoire patriotique. Mais ce discours pompux, dicté depuis l’étranger par le ministre d’État Évariste Ngamana ironiquement surnommé par le peuple le « Grand Sorcier de Carnot » ou le « Grand Marabout » —, s’est retourné comme un boomerang contre le pouvoir de Bangui. Analyse d’une hypocrisie d’État.

 

L’intangibilité du territoire défendue par une armée des mercenaires : le comble du ridicule

Entendre le Grand Sorcier de Carnot disserter à la radio nationale sur l’indépendance de la République Centrafricaine relève de la pure comédie politique. Comment ose-t-on parler d’« intangibilité du territoire » et de « souveraineté nationale » quand le pouvoir est incapable de sécuriser ses frontières sans sous-traiter sa défense au groupe des mercenaires ?

 

La réalité fait voler en éclats cette propagande :

Une souveraineté déléguée : Ce ne sont pas les forces régulières centrafricaines qui garantissent cette « intangibilité », mais les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Des recrues venues d’ailleurs : Le comble de l’ironie réside dans l’utilisation, pour cette contre-offensive, de jeunes recrues et d’ex-rebelles de l’UPC et du MPC.R ramenés du Tchad, incapables de parler un traître mot de sango.

 

Voir un gouvernement se vanter de protéger sa Constitution en installant une armée des mercenaires étrangers sur son propre sol démontre à quel point les mots n’ont plus aucun sens pour les autorités de Bangui.

 

Le jeu des accusations faciles pour voiler le vide militaire

Dans sa rhétorique bien connue, le « Grand Marabout tente une fois de plus de détourner l’attention en pointant du doigt une « agression extérieure ». Une habitude bien connue du régime, qui cherche systématiquement à rejeter la responsabilité de ses propres failles sécuritaires sur des complots venus de l’extérieur, visant implicitement ou explicitement le Tchad, le Soudan ou la France.

 

Mais ce pare-feu politique ne prend plus. Accuser des puissances extérieures ou des infiltrations transfrontalières ne suffit plus à cacher la vérité : le pouvoir de Bangui a créé un vide sécuritaire tel qu’il est devenu dépendant du moindre mouvement de troupes étrangères pour maintenir l’illusion d’un État debout.

 

Un piège rhétorique qui se referme sur le pouvoir

En affirmant avec gravité que « plus jamais aucune portion du territoire national ne sera abandonnée », le porte-parole du gouvernement s’est coincé tout seul. Si chaque parcelle est si « intangible », comment expliquer que la ville d’Amdafok ait pu être investie aussi facilement ? Pourquoi le gouvernement a-t-il dû mentir pendant cinq jours sur la prétendue reprise de la ville avant de devoir mener un assaut de la dernière chance ce dimanche ?

 

Les incantations politiques du « Grand Sorcier de Carnot » ne font plus illusion. À force de manipuler les concepts de souveraineté pour masquer la dépendance totale du pays envers des forces privées extérieures, le gouvernement s’est enfermé dans son propre mensonge. Le peuple centrafricain constate aujourd’hui que ce ne sont pas les frontières qui sont intangibles, mais bien l’amateurisme et la propagande de ceux qui le dirigent.

 

Par Anselme Mbata

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