Justice sociale et protection des travailleurs : le plaidoyer de Louis-Marie KOGRENGBO du Syndicat ODSTC après la Conférence de Genève 2026
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Après la réunion internationale de Genève, Louis-Marie KOGRENGBO, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, dresse un bilan technique complet des conventions internationales avant d’analyser la dégradation générale des conditions de travail au pays.
Le Secrétaire Général Exécutif du Syndicat ODSTC, Louis-Marie KOGRENGBO, a publié sur les réseaux sociaux un bilan technique complet des conventions internationales du travail ratifiées par l’État centrafricain.
En effet, le syndicaliste commence sa publication par une présentation positive et calme de la participation de notre pays à la cent quatorzième Conférence internationale du Travail, qui s’est déroulée à Genève du premier au douze juin deux mille vingt-six. Dans cette première partie de ses écrits, Louis-Marie KOGRENGBO dénombre quarante-sept conventions de l’Organisation internationale du Travail ratifiées à ce jour par la République centrafricaine.
Louis-Marie KOGRENGBO décline ces textes avec précision, indiquant la validation de neuf conventions fondamentales sur dix, de trois conventions de gouvernance et de trente-cinq conventions techniques. Le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO ajoute que quarante de ces accords juridiques sont actuellement en vigueur.
Toujours selon Louis-Marie KOGRENGBO, ces ratifications démontrent une volonté d’adhérer aux standards mondiaux, notamment pour garantir la liberté syndicale, favoriser la négociation collective, éliminer le travail forcé et interdire le travail des enfants. Louis-Marie KOGRENGBO met aussi en avant la validation de la Convention numéro cent quatre-vingt-dix, déposée en juin deux mille vingt-deux, qui vise à éliminer totalement la violence et le harcèlement dans le milieu professionnel. Pour Louis-Marie KOGRENGBO, l’adoption de ces documents officiels constitue une promesse de progrès.
C’est en avançant vers le cœur du sujet que le tableau se gâte et que les difficultés réelles apparaissent. Derrière l’affichage de ces chiffres officiels, l’application concrète des textes sur le terrain est totalement égale à zéro.
En effet, la loi du travail en République centrafricaine n’est pas respectée dans le quotidien des salariés. Les déclarations des ministres et des cadres officiels qui affirment que tout est mis en œuvre ne sont que des paroles vides de sens, destinées à flouer la communauté internationale. Les inspections du travail n’ont aucun moyen d’action et les institutions de contrôle ferment les yeux, ce qui transforme les conventions signées à Genève en une parodie juridique complète.
Cette absence totale de protection engendre des souffrances quotidiennes pour les salariés, particulièrement au sein de la communauté libanaise, chinoise, russe, rwandaise et camerounaise.
D’ailleurs, le mois dernier, un cas très lourd a été dénoncé chez Mercure Logistique, une structure de trafic logistique géré par des libanais. Une ancienne employée de ce service, Mariko Grimbo, a subi des pressions continues et un harcèlement agressif de la part de sa hiérarchie, qui exigeait d’elle des faveurs de nature sexuelle.
Mariko Grimbo a fermement refusé de céder à ces exigences. En conséquence de son refus, Mariko Grimbo a été licenciée de manière abusive et brutale. Aucun inspecteur du travail, aucun membre du gouvernement n’a fait le moindre geste pour faire respecter la loi ou défendre cette femme. Mariko Grimbo affirme que les salariés sont abandonnés à leur sort face aux abus de pouvoir de leurs employeurs.
La situation se révèle encore plus terrible sur les chantiers et les sites miniers sous gestion chinoise, où règne un désordre absolu. Les employés y subissent des traitements d’une violence extrême. Les événements survenus sur le site minier de Gobolo, de Yaloké et autres localités géré par la société chinoise IMC C’est devenu un enfer pour les travailleurs.
Sur le site minier chinois de Gobolo, par exemple, c’est la fin du monde qui s’abat sur tous les mécaniciens..docx, confirment cette absence de droit. Suite à la disparition d’un outil de travail d’une valeur de un million cinq cent mille francs CFA, le commandant Lamtagué a exercé des violences physiques sur l’ensemble des mécaniciens du garage avant de les faire incarcérer à la gendarmerie d’Abba.
Le responsable chinois du site, Monsieur Mao, s’est pourtant opposé à ces sanctions en expliquant que la disparition relevait de la responsabilité de la sécurité militaire, mais ses remarques ont été ignorées par l’officier. Ce dernier a ensuite intercepté le véhicule des employés pour les jeter de nouveau en cellule pendant quarante-huit heures. De plus, les salaires et les sommes d’argent versées par Monsieur Mao pour la nourriture des ouvriers ont été saisis par ce chef de sécurité. Face à ces violences et aux arrestations, les ouvriers et conducteurs d’engins, majoritairement camerounais, ont dû lancer des mouvements de grève et bloquer les machines pour exiger la libération de leurs collègues. Quant aux sites contrôlés par les forces russes de Wagner, les conditions de travail imposées aux Centrafricains s’apparentent à un esclavage total, rappelant des époques reculées où l’être humain n’avait aucun droit ni aucune valeur légale.
Par Éric Azoumi
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![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)