Centrafrique : Pourquoi le charlatanisme numérique de la digitalisation ne sauvera pas Zémio ou Am-Dafock
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Par : la rédaction de ,
Dans une sortie sur les réseaux sociaux qui tranche avec la langue de bois habituelle, l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara a résumé l’urgence nationale en une phrase : « Nous sommes en guerre. Donc inutile de parler de progrès technique et technologique ». Une déclaration qui, loin d’être technophobe, relève d’un pragmatisme infrastructurel absolu.
En effet, parler de fibre optique dans un pays où le réseau routier est inexistant, ou de « cloud » quand les populations cherchent un abri contre les balles : voilà le paradoxe centrafricain que l’ancien député Jean-Pierre Mara dénonce avec une lucidité brutale.
Alors que l’actualité brûlante à l’Est et au Nord-Est du pays rappelle que la survie et la souveraineté se jouent d’abord sur le terrain physique, le débat sur la transition numérique en République Centrafricaine semble parfois déconnecté du réel. Mara pose une question de pure logique : peut-on numériser le vide ? La technologie n’est pas une formule magique qui s’affranchit des lois de la physique et des infrastructures de base. Cet article se propose de pousser sa réflexion plus loin, en croisant son constat politique avec une analyse purement technologique de la crise actuelle.
Pour comprendre la profondeur de son analyse, il faut décortiquer les illusions de la digitalisation en zone de conflit et décortiquer ce que la technologie peut et surtout ne peut pas faire sans fondations solides.
1. L’illusion Starlink et le piège du « tout-satellite »
Jean-Pierre Mara rappelle une vérité technique souvent oubliée par les décideurs : « Starlink n’est qu’une infrastructure d’accès à Internet à distance. »
D’un point de vue technologique, l’analyse est irréprochable. Le satellite offre une “fenêtre” sur le réseau, mais il ne constitue pas un écosystème numérique national.
La dépendance extérieure : Dépendre uniquement de constellations satellites étrangères (comme Starlink) pour sa connectivité équivaut à louer sa souveraineté numérique.
Le goulot d’étranglement : Sans un réseau local de fibre optique (le transport) et sans centres de données nationaux (Data Centers* pour le stockage), un pays ne peut ni héberger ses propres applications régaliennes, ni sécuriser les données de ses citoyens, ni développer une économie numérique résiliente.
2. Le diagnostic de la panne : Les politiques héritées de 1997
Le texte pointe du doigt des « politiques erronées établies depuis 1997 » et le « charlatanisme des complexés ». En ingénierie des télécoms, on appelle cela la dette technique et structurelle. Depuis la fin des années 90, la RCA navigue à vue, adoptant des solutions de surface souvent dictées par des effets de mode ou des prestataires extérieurs plutôt que de bâtir une colonne vertébrale nationale.
Vouloir faire de la digitalisation sans routes, sans électricité stable et sans serveurs locaux, c’est essayer d’installer un système d’exploitation de pointe sur un ordinateur qui n’a pas de carte mère. C’est ce décalage que Mara qualifie de charlatanisme : l’art de vendre de la fumée numérique à un État qui a besoin de béton, de câbles et de sécurité.
3. L’analyse du terrain : Quand Zémio et Birao dictent l’urgence
Pendant que les salons de Bangui théorisent sur le numérique, la réalité se cristallise à Zémio, Am-Dafock ou Birao. Dans ces zones de haute tension, le manque d’infrastructures physiques devient une arme contre la population et l’armée loyaliste.
D’un point de vue stratégique et technologique, la situation dans ces localités démontre que le virtuel ne vaut rien sans le réel :
L’isolement informationnel : Sans réseau haut débit national et sécurisé, la remontée d’informations tactiques depuis l’Est du pays vers le commandement central est lente, vulnérable aux interceptions ou dépendante de réseaux cellulaires privés qui peuvent être coupés à tout moment par les aléas de la guerre.
La logistique d’abord : On ne parachute pas de la nourriture, des munitions ou du carburant via une connexion internet. Les infrastructures de transport (routes, pistes d’atterrissage sécurisées) évoquées par Mara restent le nerf de la guerre.
L’ordre des priorités
La technologie a un rôle à jouer en RCA, mais elle doit se plier aux priorités de la souveraineté et de la survie. L’analyse de Jean-Pierre Mara sonne comme un rappel à l’ordre : la numérisation d’un pays en guerre ne peut pas devancer sa sécurisation et son désenclavement physique.
Tant que les armes tonneront à Zémio et Am-Dafock, le plus sophistiqué des algorithmes restera impuissant face à l’absence d’une route ou d’un centre de données souverain. Revenons aux questions numériques plus tard ; l’urgence est aujourd’hui de rebâtir les fondations physiques de la Nation.
Par Alain Nzilo
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![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)