Yves Sanghamy déclare que « 84% de nos investissements publics sont assurés par l’aide internationale », ce qui confirme que la Centrafrique est en faillite totale

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le porte-parole d’Anicet Georges Dologuélé a chiffré la dépendance financière de la Centrafrique. Selon lui, 84% des investissements publics du pays reposent sur l’aide étrangère, un niveau qui interroge sur la souveraineté budgétaire de l’État.
Un État qui ne finance presque plus rien lui-même
Yves Sanghamy s’appuie sur des données de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International pour établir ce constat. Les recettes fiscales collectées à l’intérieur du pays servent d’abord à payer les salaires des fonctionnaires. Il reste donc très peu d’argent pour construire des routes, équiper des hôpitaux ou rénover des écoles.
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Cette situation n’est pas nouvelle en Centrafrique, mais le chiffre de 84% donne une mesure concrète à un problème souvent évoqué de façon vague. Les bailleurs de fonds financent l’essentiel de ce que l’État investit dans le pays.
Les conséquences sur le terrain
Sans marge budgétaire, le gouvernement peine à répondre aux urgences sociales. Les infrastructures restent en mauvais état dans plusieurs régions. Les hôpitaux manquent d’équipements et les écoles manquent de moyens.
Cette dépendance crée aussi une vulnérabilité directe. Un ralentissement de l’aide internationale, pour quelque raison que ce soit, priverait immédiatement l’État de la majorité de ses capacités d’investissement.
Un discours officiel contredit par les chiffres
Le pouvoir en place défend le projet de la Septième République comme un tournant pour le pays. Yves Sanghamy oppose à ce discours une réalité budgétaire difficile à contester : un pays qui ne produit pas assez de richesse propre pour financer son propre développement.
L’opposition centrafricaine réclame une révision des choix économiques du gouvernement. Elle demande des mesures concrètes pour réduire cette dépendance à la dette et à l’aide extérieure, plutôt que des annonces politiques sans effet sur les finances publiques.
Par Éric Azoumi
La dépendance financière de la Centrafrique soulève des questions sur la souveraineté budgétaire, avec 84% des investissements publics assurés par l’aide internationale.
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