Lutte contre Ebola et aide humanitaire : Les détails du financement américain de 200 millions de dollars en RCA

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Lutte contre Ebola et aide humanitaire : Les détails du financement américain de 200 millions de dollars en RCA
Centrafrique : les États-Unis appuient les FACA avec du matériel de dépistage du VIH
La photo de famille lors de la remise du don de l’ambassade des États-Unis au dispensaire militaire du camp Fidèle Obrou
  Rédigé le [date_cnc] .Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  Dans un contexte sanitaire et sécuritaire régional particulièrement mouvant, l’aide internationale en provenance de Washington se précise. Lors d’une audience de travail accordée à la Primature par le Premier ministre, Félix Moloua, la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en République centrafricaine, Mélanie Zimmerman, a fait le point sur l’état et l’acheminement des financements bilatéraux majeurs alloués au pays. Au cœur de ces échanges : l’enveloppe globale de l’aide humanitaire et les ressources d’urgence allouées à la lutte contre la menace de l’épidémie d’Ebola. 

Un appui humanitaire de 200 millions de dollars sous haute surveillance

La diplomate américaine a tenu à réitérer l’engagement de premier plan des États-Unis envers les populations centrafricaines les plus vulnérables. « On parle souvent de 200 millions de dollars d’aide humanitaire », a rappelé Mme Zimmerman à la sortie de son entretien avec le chef du gouvernement. 

Le revers de la sébile

Derrière les sourires de circonstance et les poignées de main diplomatiques à la Primature se cache une réalité bien moins noble. Pour le régime de Bangui, ces annonces de financements faramineux représentent l’unique objectif : capter de l’argent frais. C’est l’éternelle stratégie de la main tendue d’un gouvernement expert dans l’art de l’escroquerie financière internationale, toujours prompt à brandir la misère de sa population pour piller, détourner et renflouer les poches des tenants du pouvoir. Heureusement, la communauté internationale n’est plus dupe. Cette aide d’envergure, historiquement injectée via diverses agences des Nations Unies (comme l’UNICEF ou le Programme alimentaire mondial) et des ONG partenaires sur le terrain, couvre les besoins fondamentaux : la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’appui direct aux populations déplacées ou affectées par les crises locales. 

Un cordon sanitaire financier

C’est précisément pour éviter que ces millions ne soient purement et simplement volés par les autorités que ces fonds ne transiteront aucunement par les comptes de l’État centrafricain. Washington applique un principe de précaution strict : l’argent sera directement versé et géré par les ONG humanitaires internationales et les agences onusiennes, privant ainsi les réseaux corrompus du gouvernement de leur butin habituel.Mobilisation d’urgence contre Ebola : 2 millions de dollars débloqués Bien que la RCA ne soit pas le foyer principal de la résurgence d’Ebola en Afrique centrale, le gouvernement américain insiste sur l’importance d’une prévention rigoureuse et d’une réponse rapide à ses frontières. Pour cela, deux financements complémentaires d’environ un million de dollars chacun ont été détaillés par la chargée d’affaires : un million de dollars géré par le biais de l’UNICEF pour la mise en place de structures WASH (Eau, Assainissement et Hygiène), la distribution de kits de prévention et la sensibilisation des communautés. 

La méfiance comme méthode

Même sur une urgence sanitaire aussi critique que la prévention d’Ebola, l’administration américaine refuse d’accorder le moindre crédit de confiance au ministère de la Santé. En confiant la gestion exclusive de ce premier million à l’UNICEF, les bailleurs s’assurent que la logistique sanitaire serve effectivement à protéger les populations et non à financer le train de vie fastueux des officiels à Bangui. Le second volet d’un million de dollars supplémentaires a été attribué directement par le Département de la Défense américain, spécifiquement dédié aux efforts logistiques, au dépistage rapide et au renforcement de la surveillance épidémiologique à l’échelle nationale. 

Contrôle direct du Pentagone

L’implication directe du Département de la Défense américain dans la gestion de ce second million confirme l’absence totale de confiance envers les structures militaires et sécuritaires locales. Washington préfère garder la mainmise technique et opérationnelle pour court-circuiter l’appareil d’État centrafricain, perçu comme un puits sans fond où l’aide financière s’évapore systématiquement.Vers une diversification des relations : la diplomatie commerciale Au-delà de l’aide d’urgence et du volet sanitaire, la rencontre entre Félix Moloua et Mélanie Zimmerman a également permis d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques. Les États-Unis affichent désormais leur volonté de renforcer leur « diplomatie commerciale » avec Bangui. Plusieurs entreprises américaines manifestent un intérêt croissant pour investir en République centrafricaine, à l’image de Zuba Broadband, une société spécialisée dans la fourniture d’Internet à haut débit. 

L’illusion des investissements

Si le gouvernement centrafricain tente de présenter cette “diplomatie commerciale” comme une victoire politique, la réalité est plus prosaïque. Aucune entreprise sérieuse ne viendra jeter ses capitaux dans un système étatique caractérisé par la prédation. L’arrivée éventuelle de technologies comme le haut débit ne se fera que sous un contrôle extérieur rigoureux, laissant au régime de Bangui le rôle de simple spectateur d’un développement qu’il est incapable d’orchestrer sans tenter de le piller. Gisèle MOLOMA

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