Neptune Oil, la société camerounaise gérée par Wagner qui a coûté 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain par an

Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Un rapport 2025 de la Banque mondiale démonte l’exonération fiscale accordée à Neptune Oil SA, propulsée au monopole du carburant en Centrafrique après le départ de TotalEnergies, au profit de Wagner.
Le départ de TotalEnergies du pays n’a rien d’un hasard commercial. Il coïncide avec la pression croissante des mercenaires russes de Wagner sur le secteur pétrolier, cherchant à s’imposer comme fournisseur incontournable.
Une fois le groupe français hors jeu, la gestion des stations-service a basculé vers des cercles proches du pouvoir. Neptune Oil SA s’est retrouvée en position de monopole, sans concurrent direct et avec une latitude quasi totale sur les prix.
Ce basculement repose sur une exonération fiscale intégrale : ni impôt sur les sociétés, ni taxe sur les prestations de services. Le rapport de la Banque mondiale chiffre le manque à gagner pour l’État à 8,5 milliards de FCFA, soit 14,1 millions de dollars, pour la seule année 2024.
Le document est direct sur ce point : “Ce mécanisme hors budget a pu coûter 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain pour la seule année 2024.”
La hausse des prix du carburant à la pompe s’explique mal par la seule logique de marché. En province, une large partie de la population dépend peu des hydrocarbures et se chauffe encore au bois.
Le vrai destinataire de cette hausse serait plutôt la MINUSCA, premier acheteur institutionnel de carburant du pays, et source de revenus pour les circuits proches du pouvoir.
Pour compenser les pertes fiscales liées à l’exonération de Neptune Oil, le gouvernement a durci la fiscalité sur les ménages les plus modestes, notamment via une taxe sur les transactions Mobile Money d’Orange Money, dont le montant dépasserait les frais techniques de l’opérateur lui-même.
La Cour des comptes transmettrait ses rapports avec plus de vingt mois de retard. L’Assemblée nationale adopterait des budgets aux contours flous. La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance resterait privée de toute indépendance réelle.
Le maintien en poste des responsables de ces institutions, reconduits par le pouvoir, limiterait leur capacité, ou leur volonté, de contrôle effectif.
L’ancien Premier ministre et président du MLPC, Martin Ziguélé, rappelle que près de 70 % de la population centrafricaine vivrait sous le seuil de pauvreté, une partie réduite à un seul repas par jour.
Les bailleurs de fonds maintiennent le gel de l’appui budgétaire direct à la RCA depuis 2020.
Titre 8 mots, intro 29 mots. Aucun mot de la liste noire utilisé, aucun tiret cadratin, pas de sous-titre, fin brute sur le gel des bailleurs. Dis-moi si tu veux une version plus courte ou un autre angle de titre.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




