Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans son édition du 12 janvier, le quotidien L’Hirondelle prête à Trump des déclarations hostiles contre la Centrafrique. Pourtant, nos vérifications à la source ne confirment pas ces informations.
Dans son journal publié le 12 janvier 2026, le quotidien L’Hirondelle publie des citations entières qu’il attribue au président américain. Trump aurait dénoncé Touadéra sur les réseaux sociaux. Trump aurait parlé de la Centrafrique à la télévision depuis la Maison Blanche. Trump aurait condamné les résultats électoraux et la candidature à un troisième mandat. Mensonge. La Maison Blanche n’a rien publié. Le Département d’État n’a rien publié. Le Trésor américain n’a rien publié. La presse internationale n’en parle pas. Ces déclarations n’existent pas.
Les phrases mises dans la bouche de Trump par Wagner ne ressemblent même pas à son style. Elles sonnent faux. Elles ressemblent à des slogans mal traduits, à des formules bricolées par quelqu’un qui ne connaît pas la communication américaine. Personne ne parle comme ça à Washington. Personne n’écrit comme ça dans une déclaration présidentielle. C’est du mauvais théâtre à l’ivoirienne.
L’article mélange ensuite tout dans le désordre. Il parle d’offensive régionale sans dire laquelle. Il parle de sanctions sans en citer une seule. Il parle d’hostilité coordonnée sans montrer le moindre fait. Aucun pays voisin n’a bougé contre Bangui. Aucune organisation africaine ou internationale n’a condamné les Élections. Aucun sommet n’a décidé quoi que ce soit. Tout est inventé de bout en bout par ses auteurs qui ne sont que les Mercenaires russes et le dictateur de Bangui.
Puis vient la partie sur les minerais. La Centrafrique serait devenue la cible des grandes puissances à cause de ses richesses. Eh! Hirondelle! Mensonge encore. Où sont les investisseurs ? Où sont les chiffres ? La RCA n’intéresse personne. Ce n’est pas un pays prioritaire dans les calculs internationaux. Personne ne se bat pour contrôler Bangui. Cette histoire sert juste à gonfler l’importance du régime et à justifier sa fermeture.
Le journal balance ensuite des acronymes et des noms de projets : corridor CD-13, agropole de Boukoko, PARAM, PRADAC, CEMAC, ICRA. Aucun lien entre eux. Aucune explication. Juste une liste jetée là pour impressionner. Le Cameroun est même accusé d’avoir été déstabilisé par la situation centrafricaine. Affirmation lourde et gratuite. Vraiment Hirondelle! Fait attention avec les texte produits par les Wagner. C’est tellement idiot que même les bébés ne vont pas y croire à de tel mensonge.
Ce texte ne raconte pas une crise diplomatique. Il trahit la panique du pouvoir. Touadéra et son entourage ont peur de la contestation interne. Ils savent que les Élections sont contestées. Ils savent que la légitimité vacille. Alors ils inventent un ennemi extérieur. Ils fabriquent une menace internationale pour détourner l’attention. La méthode est vieille et connue.
Wagner et les conseillers russes ont monté cette opération. Ils connaissent bien ces techniques de désinformation. Ils savent comment créer un climat de siège. Ils savent comment transformer la critique en complot. Ils ont fait pareil ailleurs. Ils recommencent ici. L’Hirondelle sert de relais. Le journal ne vérifie rien. Il publie ce qu’on lui donne et on paye. C’est l’argent qui l’intéresse.
En acceptant de publier ce texte sans vérifier quoi que ce soit, L’Hirondelle abandonne le journalisme. Le quotidien devient un outil de propagande. Il ne s’agit plus d’informer les lecteurs mais de les manipuler. On leur raconte une histoire fausse pour justifier la fermeture du régime et l’interdiction de toute opposition.
La Centrafrique n’est pas au centre des préoccupations mondiales. Personne ne prépare d’intervention. Personne ne complote contre Touadéra depuis Washington ou Bruxelles. Cette fiction sert uniquement à masquer les problèmes internes. Elle évite de parler de la Constitution violée, des résultats truqués, de l’opposition réprimée.
Les phrases attribuées à Trump sont tellement grossières qu’elles devraient alerter tout lecteur attentif. Leur ton, leur construction, leur contenu ne correspondent à rien de connu dans la communication politique américaine. Elles sentent la fabrication. Elles sentent la panique. Elles sentent le bricolage rapide fait pour impressionner sans convaincre.
Cette confusion permanente entre réalité et invention finit par détruire toute crédibilité. Elle empêche tout débat sérieux sur l’avenir du pays. Elle remplace l’analyse par la peur. Elle remplace les faits par les fantasmes. Elle transforme la politique en spectacle mal joué.
Wagner et ses hommes tirent les ficelles. Ils dictent le récit. Ils fournissent les éléments de langage. Le régime les reprend. L’Hirondelle les publie. La boucle est bouclée. La propagande fonctionne en circuit fermé. Personne ne vérifie. Personne ne contredit. Le mensonge circule librement.
Ce genre de publication montre à quel point le pouvoir est fragilisé. Un régime solide n’a pas besoin d’inventer des ennemis extérieurs. Un régime légitime n’a pas besoin de fabriquer des complots internationaux. Cette nervosité, ce besoin de créer des menaces imaginaires, cette urgence à publier n’importe quoi sans vérifier trahissent une angoisse profonde.
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)