Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les forces russes et syriens ont perdu six mercenaires le 1er janvier lors d’une contre-offensive à Bambouti. Attaqués à nouveau le lendemain par la milice Azandé, ils appliquent désormais leur tactique éprouvée : miner les sentiers forestiers et les abords de la ville pour éventuellement se protéger des attaques.
Bambouti, une localité centrafricaine frontalière avec le Soudan du Sud traverse maintenant la même épreuve que Zemio, les localités de l’Ouham-Pendé, de Lim-Pendé, de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi. Les mercenaires russes y déploient leur méthode habituelle face aux assauts répétés des assaillants.
Le 2 janvier, soit vingt-quatre heures après leur contre-offensive coûteuse en vie humaine dans leur rang, un nouvel assaut de la milice Azandé les a durement frappés. Désorientés par cette pression incessante, ils ont choisi de recourir à l’approche qui leur avait réussi ailleurs.
Cette même tactique avait été utilisée lors des affrontements contre les éléments rebelles de la CPC. Elle avait également servi contre la CPCF vers la Ouaka, dans le centre du pays, avec des résultats qu’ils jugent très satisfaisant.
Mais à Bambouti, dès le 3 janvier, au lendemain de la deuxième attaque des miliciens Azandé, les mercenaires ont entamé la pose d’engins explosifs sur les petits sentiers qui traversent la forêt jusqu’au Soudan du sud. Leur cible principale reste les chemins menant vers la ville de Bambouti, axes de circulation qu’empruntent régulièrement les miliciens Azandés.
L’ensemble des abords de la ville a été piégé, sans exception pour les voies qui s’orientent vers le Soudan du Sud. Cette couverture exhaustive vise à bloquer toute progression des combattants Azandés dans la zone boisée environnante.
Les mercenaires cherchent ainsi à créer une barrière invisible autour de Bambouti. Leur calcul repose sur l’impossibilité pour les miliciens de franchir ces zones sans risquer leur vie à chaque pas.
Mais cette méthode provoque surtout des dégâts parmi les populations civiles qui vivent et circulent dans ces espaces pour aller aux champs. Mais comme vous connaissez bien les Wagner, après chaque installation de dispositifs des mines terrestres, ils diffusent massivement des propagande accusant les rebelles d’être responsables de ces engins.
Pourtant, les constats faits depuis plusieurs années démontrent que ce sont bien les mercenaires russes qui installent ces pièges. Les mêmes scénarios se sont reproduits récemment à Zemio et dans d’autres localités avec la même régularité.
Heureusement, les habitants de Bambouti ont rapidement détecté les premiers dispositifs installés et ont lancé l’alerte. La Minusca se retrouve maintenant face à la tâche de désamorcer ces engins dispersés dans les environs de la ville.
Par Cédric Nzapa
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)