Pour Steve Bendo Ndény, la journée de deuil national décrétée après le drame de la rue des Sœurs de Bimbo n’a jamais existé dans la réalité. L’activiste de la société civile pointe un État incapable de faire appliquer ses propres décisions, sans moyens, sans relais administratifs et sans communication efficace. Selon lui, ce non-événement confirme un décalage profond entre les annonces officielles et leur mise en œuvre sur le terrain, relançant le débat sur l’autorité réelle de l’État et la capacité des institutions à agir concrètement.
En effet, le décret annonçant une journée de deuil national après l’accident mortel de la rue des Sœurs de Bimbo n’a pas produit les effets attendus sur le terrain. Pour Steve Bendo Ndény, cette situation illustre les difficultés de l’État à faire respecter ses propres décisions.

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Invité de l’émission Patara, l’activiste de la société civile estime que le deuil national devait être accompagné de mesures permettant son application effective dans les différentes villes du pays. Selon lui, l’annonce officielle ne suffit pas lorsque les administrations ne disposent pas des moyens nécessaires pour faire respecter les directives prises par le pouvoir public.
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« Ce décret de deuil national est un non-événement pris par un État qui n’a même pas les moyens d’appliquer ses propres décisions », affirme Steve Bendo Ndény.
Une décision peu visible sur le terrain
Steve Bendo Ndény relève que la journée de deuil national n’a pas entraîné de changement notable dans les habitudes d’une partie de la population. Les commerces et certains lieux de divertissement ont continué leurs activités, tandis que de nombreux citoyens ne semblaient pas avoir reçu suffisamment d’informations sur les dispositions liées au décret.
Pour lui, cette situation montre les limites d’une décision administrative lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une communication claire et d’un dispositif permettant son application.
Des décisions sans moyens de contrôle
L’activiste estime également que l’État doit disposer de mécanismes de suivi lorsqu’il prend une décision applicable à l’ensemble du territoire. Sans contrôle ni relais administratifs suffisamment opérationnels, les directives officielles risquent de rester théoriques.
Selon Steve Bendo Ndény, le problème dépasse le seul décret de deuil national. Il concerne plus largement la capacité des institutions à transformer les décisions annoncées au sommet de l’État en mesures effectivement appliquées dans les quartiers et les villes.
Un écart entre les annonces et la réalité
Pour l’activiste de la société civile, le traitement réservé au deuil national révèle un décalage entre les décisions prises par les autorités et leur application quotidienne.
Il estime que l’hommage aux victimes aurait dû s’accompagner d’une mobilisation visible des administrations, d’une information précise de la population et d’un suivi permettant de vérifier l’application du décret.
La controverse autour de cette journée de deuil relance ainsi le débat sur l’autorité effective de l’État, la communication gouvernementale et les moyens dont disposent les administrations pour faire respecter les décisions prises au niveau national.
Par Gisèle MOLOMA
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