
Me Crépin Mboli-Goumba, président du parti Patrie et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), réagit à l’annonce du recrutement de 1 500 enseignants dans la fonction publique et propose cinq universités publiques en Centrafrique.
Me Crépin Mboli-Goumba estime que le recrutement annoncé de 1 500 enseignants constitue une mesure positive, mais qu’elle ne suffit pas à répondre aux besoins du système éducatif centrafricain. Dans une publication consacrée à cette annonce, le président du parti Patrie et coordinateur du BC rappelle le déficit d’enseignants qu’il avait évoqué quelques jours auparavant.

Selon Me Crépin Mboli-Goumba, le système éducatif centrafricain manque d’environ 12 000 enseignants. Il estime donc que le recrutement annoncé doit s’inscrire dans une politique plus large, prenant en compte les effectifs scolaires, les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves.
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Crépin Mboli-Goumba met en garde contre les recrutements sans planification
Me Crépin Mboli-Goumba s’interroge aussi sur la planification de cette opération. Il rappelle que le gouvernement vient d’intégrer de nombreux agents dans la fonction publique, avec une masse salariale qu’il estime désormais à 12 milliards de francs CFA.
Pour le président du parti Patrie, l’objectif ne doit pas être uniquement de réduire le nombre d’élèves par enseignant. Il faut aussi garantir la qualité de l’enseignement et améliorer les conditions de travail des enseignants.
Me Crépin Mboli-Goumba met également en garde contre le risque de recrutements fondés sur les relations personnelles. Il demande que les enseignants qualifiés, qu’il décrit comme étant « clochardisés depuis trop longtemps », puissent bénéficier de ces recrutements.
L’ancien projet de cinq universités remis sur la table
Au-delà du recrutement des enseignants, Me Crépin Mboli-Goumba pose la question de l’avenir des milliers de jeunes qui obtiennent chaque année leur baccalauréat.
Le président du parti Patrie estime que l’Université de Bangui ne dispose pas des capacités suffisantes pour accueillir tous ces nouveaux bacheliers. Il rappelle alors une proposition qu’il avait formulée en 2020, lors d’un échange avec le professeur Gaston Mandat Nguerekata.
Me Crépin Mboli-Goumba avait proposé la création de cinq universités publiques réparties dans les différentes régions du pays : à l’Est, à l’Ouest, au Nord, au Sud et au Centre.
Il présente cette proposition autour de trois objectifs : l’enseignement supérieur, le développement urbain et la cohésion nationale.
Des universités pour développer les régions
Sur le plan académique, Me Crépin Mboli-Goumba estime que plusieurs universités permettraient de rapprocher les étudiants des établissements d’enseignement supérieur.
Il cite notamment le Tchad, le Cameroun, le Gabon et le Congo pour comparer le nombre d’universités publiques disponibles dans ces pays avec la situation centrafricaine.
Sur le plan du développement urbain, le président du parti Patrie considère qu’une université pourrait devenir le point de départ d’une nouvelle ville. Il évoque la construction de bâtiments universitaires, de logements, de routes, ainsi que l’accès à l’eau et à l’électricité.
Selon Me Crépin Mboli-Goumba, l’arrivée d’étudiants, d’enseignants, de personnels administratifs, de banques et de commerces pourrait également favoriser le développement économique des zones concernées.
Crépin Mboli-Goumba défend le brassage des étudiants
Le troisième objectif avancé par Me Crépin Mboli-Goumba concerne la cohésion nationale.
Il estime que la répartition des étudiants dans différentes régions pourrait favoriser une meilleure connaissance entre les populations. Il prend l’exemple d’un bachelier de Bossangoa qui serait orienté vers une université à Ndélé pour y suivre des études de médecine.
Pour Me Crépin Mboli-Goumba, cet étudiant pourrait passer plusieurs années dans cette région, découvrir les coutumes locales et développer des liens avec les populations.
Il rappelle enfin que le professeur Gaston Mandat Nguerekata avait, selon lui, levé ses réserves sur cette proposition formulée en 2020. Faites glisser vers le haut ou le bas pour sélectionner une action personnalisée, puis touchez deux fois pour l’activer.
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