
Gbokao Moustapha, 26 ans et père de quatre enfants, a été capturé le 14 septembre 2026 dans le village Bouffou, près de Bouar, avant d’être exécuté trois jours plus tard par des mercenaires russes.
En effet, dans la journée du 14 septembre, deux engins, un véhicule et une moto, occupées par des mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés, arrivent dans le village Bouffou. Ces criminels de Touadera demandent à leur victime, le jeune Gbokao Moustapha de leur remettre son téléphone portable. Il répond ne pas en avoir.

Les mercenaires russes fouillent minutieusement alors son habitation. Ils n’ont pas pu retrouver le téléphone qu’ils cherchent et décident alors de repartir avec le jeune homme. Gbokao Moustapha est conduit à Bouar, où il est détenu dans la base militaire occupée par les mercenaires russes.
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Trois jours de détention avant l’exécution
Pendant sa détention, Gbokao Moustapha est interrogé à plusieurs reprises sur les positions des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Les mercenaires russes l’accusent de connaître les positions des rebelles. Le jeune homme nie ces accusations. Les interrogatoires se poursuivent sous pression durant les jours suivants.
Le 17 septembre, les mercenaires quittent leur base de Bouar avec leur détenu. Le groupe se déplace à bord de treize motos. Les hommes circulent à moto et le détenu est transporté derrière l’un des conducteurs.
Le groupe prend d’abord la direction du village Gayi, situé plus loin de Bouar. À leur arrivée, de nombreux habitants observent leur passage.
La présence d’un grand nombre de personnes dans ce village attire leur attention. Les mercenaires font alors demi-tour et reprennent la direction du village Yénga.
De Yénga à la forêt
Yénga est situé à environ 14 kilomètres de Bouar. Après avoir atteint le village, les mercenaires quittent l’axe habituel et s’enfoncent dans la forêt avec leur détenu.
Ils parcourent environ 20 kilomètres avant d’atteindre une zone fréquentée par des cultivateurs. Des hangars servant d’abris aux personnes travaillant dans les champs se trouvent dans cette partie de la forêt.
Sur place, les mercenaires commencent à tirer à plusieurs reprises. Plusieurs tirs sont effectués en l’air avant l’exécution de Gbokao Moustapha.
Le jeune homme est tué, puis décapité. Une partie de ses organes est retirée de son corps. Les mercenaires brûlent ensuite le reste de la dépouille.
La tête demeure identifiable après l’incendie. Les mercenaires enterrent sommairement les restes avant de quitter les lieux.
Le lendemain, après leur départ, des habitants découvrent la sépulture. Ils déterrent les restes et constatent les traces de l’exécution et de l’incendie. La tête de Gbokao Moustapha est notamment retrouvée et reste reconnaissable.
La victime laisse derrière elle une épouse et quatre enfants.
Les informations recueillies par la rédaction du CNC dans le cadre de cette enquête établissent que l’exécution intervient après trois jours de détention et d’interrogatoires à Bouar. D’autres témoignages recueillis dans la même zone font état de disparitions de jeunes hommes après leur arrestation par des mercenaires russes.
La rédaction du CNC poursuit ses investigations afin d’établir les circonstances de ces autres disparitions et d’identifier les éventuelles victimes.
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