Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts

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Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts

 

Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts
Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12

 

 

Rédigé le 17 août 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un soldat de l’armée nationale a trouvé la mort ce dimanche 16 août 2026 dans un accident impliquant deux motos à l’entrée du PK12, à la sortie nord de Bangui. Une autre personne, grièvement blessée, a été évacuée vers l’hôpital.

 

Cet accident vient s’ajouter à une longue série de drames enregistrés derniers jours sur les routes centrafricaines. À Bangui comme sur plusieurs axes du pays, les accidents de circulation sont devenus des événements presque quotidiens, avec des morts et des blessés graves.

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L’accident de ce dimanche s’est produit à hauteur du PK12, dans la zone située à la sortie nord de la capitale. Deux motos ont été impliquées. Le bilan fait état d’un mort, un militaire des Forces armées centrafricaines, et d’un blessé grave transféré dans un établissement hospitalier.

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Pour les habitants de Bangui, ces accidents répétés font désormais partie d’une réalité quotidienne. Sortir de chez soi, emprunter une moto, un taxi ou un véhicule sur les routes de la capitale signifie prendre le risque de ne pas rentrer indemne. Certains habitants disent désormais partir et revenir en remerciant Dieu d’avoir échappé à un accident.

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Cette peur s’est installée progressivement. Elle intervient après plusieurs années de crise politique et militaire qui ont déjà coûté la vie à des milliers de Centrafricains entre 2013 et 2016. Alors que le pays continue de porter les conséquences de cette période, les accidents de la route ajoutent chaque semaine de nouvelles victimes.

 

La particularité de cette nouvelle hécatombe est qu’elle se déroule sous les yeux de tous, au milieu d’une circulation qui ne s’arrête jamais. Les motos continuent de circuler, les taxis et les véhicules de transport poursuivent leurs trajets et les déplacements restent indispensables à la vie quotidienne. Dans le même temps, les accidents continuent de provoquer des décès et des handicaps.

 

Le problème dépasse désormais le simple fait divers. Chaque mort sur la route représente une famille endeuillée. Chaque blessé grave peut devenir une personne handicapée, avec des conséquences importantes pour lui-même et pour ses proches. Derrière les chiffres s’accumulent donc des familles qui perdent un parent, un enfant, un conjoint ou une personne qui contribuait à leurs revenus.

 

À Bangui, la circulation des motos occupe une place importante dans les déplacements. La multiplication des deux-roues, combinée à l’état de certaines routes, aux comportements des usagers et aux difficultés de contrôle de la circulation, crée un environnement particulièrement dangereux. Les causes précises doivent être établies accident par accident, mais la répétition des drames montre que le problème ne peut plus être considéré comme une succession de faits isolés.

 

L’accident mortel enregistré ce dimanche au PK12 rappelle ainsi une réalité devenue difficile à ignorer : sur les routes centrafricaines, la mort peut survenir à quelques mètres de chez soi, sur le chemin du travail, du marché ou simplement lors d’un déplacement ordinaire.

 

Pour les familles des victimes, chaque nouvel accident ravive la même douleur. Pour les blessés, le traumatisme peut se prolonger pendant des mois ou toute une vie. Et pour les usagers de la route, la peur accompagne désormais de nombreux déplacements dans la capitale.

 

La circulation, elle, continue. Les routes restent pleines, les motos roulent, les taxis transportent leurs passagers et les véhicules poursuivent leurs trajets. Ce dimanche encore, au PK12, un déplacement ordinaire s’est transformé en drame, avec un mort et un blessé grave. D’autres accidents viendront peut-être s’ajouter à cette série si rien ne permet de réduire durablement les risques sur les routes centrafricaines.

 

Par Anselme Mbata

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