Ouadda : nouvelle vague de désertion, deux caporaux-chefs des FACA fuient vers Bria

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La désertion continue dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines stationnées à Ouadda-Maïkaga. Vendredi soir 18 octobre 2025, deux caporaux-chefs de la garnison ont déserté et ont quitté la ville en direction de Bria. Cette nouvelle défection porte à au moins seize le nombre de soldats qui ont abandonné leur poste dans cette localité depuis le début de l’année 2025.
Ouadda-Maïkaga, sous-préfecture de la Haute-Kotto, située à 204 kilomètres de Bria, est devenue un véritable cauchemar pour les soldats FACA qui y sont déployés. Les conditions de vie y sont tellement insupportables que les militaires préfèrent risquer les sanctions pour désertion plutôt que de rester dans cette garnison abandonnée par la hiérarchie.
Cette nouvelle vague de désertion intervient quelques jours seulement après la quatrième vague enregistrée en avril 2025, lorsque deux soldats, dont un caporal, avaient également quitté leur poste. Avant cela, dix soldats étaient partis en groupe vers Bria, suivis de deux autres, puis d’un troisième. Et maintenant, ce sont deux caporaux-chefs qui ont décidé de fuir.
Le fait que ce soient des caporaux-chefs qui désertent cette fois-ci est particulièrement significatif. Les caporaux-chefs ne sont pas de simples soldats. Ce sont des sous-officiers qui ont de l’ancienneté, de l’expérience, et qui occupent des positions de responsabilité dans la hiérarchie militaire. Si même ces cadres intermédiaires désertent, cela montre que la situation à Ouadda est vraiment catastrophique.
Les raisons de ces désertions à répétition sont bien connues. Les soldats stationnés à Ouadda vivent dans des conditions de précarité extrême. Leurs soldes, bien qu’officiellement versées sur des comptes bancaires, restent inaccessibles sur le terrain faute d’infrastructures bancaires fonctionnelles. Les primes globales d’alimentation (PGA), censées couvrir leurs besoins de base comme la nourriture, le savon ou l’entretien, ne sont plus distribuées depuis des mois, voire des années pour certains.
Les uniformes sont déchirés. Les chaussures sont usées. Les soldats n’ont pas de moyens pour se laver ou se nourrir dignement. Ils vivent dans un dénuement total, abandonnés par leur hiérarchie qui ne leur fournit aucun soutien logistique.
À cette misère matérielle s’ajoute l’insécurité permanente. Ouadda-Maïkaga est encerclée par des groupes rebelles. Les soldats, mal équipés et sous-alimentés, se sentent abandonnés face à cette menace constante. Ils sont censés défendre la ville contre les rebelles, mais ils n’ont ni les armes, ni les munitions, ni la nourriture, ni le moral pour le faire.
Parfois, la municipalité ou les Casques bleus de la Minusca leur fournissent de la nourriture. Mais ces rations, souvent inadaptées à leurs habitudes alimentaires, ne comblent pas leurs attentes. Les soldats ont besoin d’une alimentation qui leur donne l’énergie nécessaire pour accomplir leurs missions. Mais ce qu’on leur donne ne correspond pas à ce qu’ils ont l’habitude de manger.
Pour survivre, les soldats ont instauré des barrières autour de la ville où ils prélèvent des taxes sur les passants, les éleveurs et les commerçants. Ces “formalités” incluent des taxes douanières, phytosanitaires ou de passage. C’est du racket pur et simple, mais pour les soldats, c’est le seul moyen de gagner un peu d’argent pour manger.
Pourtant, même cet argent du racket ne semble pas améliorer leur quotidien. Beaucoup de soldats soupçonnent que ces fonds, au lieu de bénéficier à tous les militaires du détachement, restent bloqués entre les mains de leur capitaine, le responsable du détachement militaire dans la ville. Aucune transparence n’est apportée sur la gestion de cet argent. Le capitaine collecte les recettes des barrières, mais les soldats ordinaires ne voient pas la couleur de cet argent.
Cette situation crée des tensions au sein même du détachement. Les soldats se sentent exploités non seulement par la hiérarchie nationale qui les abandonne à Ouadda sans soutien, mais aussi par leur propre chef local qui détourne l’argent du racket.
Dans ces conditions, la désertion devient une option rationnelle. Les soldats se disent qu’ils ont plus de chances de survie en désertant qu’en restant à Ouadda. Certains ont même déclaré : “Vaut mieux être en prison que dans cette jungle”, en référence aux conditions extrêmes qu’ils endurent.
À Bangui, l’état-major des FACA semble complètement déconnecté de ces réalités. Les discours officiels vantent une “montée en puissance” de l’armée, avec des formations dispensées par les mercenaires russes, des cérémonies de remise de diplômes, des annonces de recrutement de nouveaux bataillons. Mais sur le terrain, à Ouadda et dans d’autres garnisons isolées, les soldats vivent dans la misère et désertent en masse.
Les jeunes recrues qui arrivent dans l’armée, souvent issues de milieux modestes et habituées à vivre avec peu, se retrouvent confrontées à une misère qu’elles jugent insupportable. Elles pensaient que l’armée leur offrirait au moins un salaire régulier, des repas quotidiens, un uniforme correct. Mais elles découvrent une réalité bien différente : pas de salaire accessible, pas de nourriture, pas d’équipement, et un danger permanent.
Le départ de deux caporaux-chefs ce vendredi soir montre que même les militaires qui ont choisi de rester jusqu’à présent, qui ont essayé de tenir malgré les difficultés, finissent par craquer. Ces deux caporaux-chefs ont probablement passé plusieurs mois, peut-être plusieurs années, à Ouadda. Ils ont vu leurs camarades déserter vague après vague. Ils ont essayé de tenir. Mais finalement, ils ont décidé qu’ils ne pouvaient plus supporter ces conditions et ils sont partis.
Par Moïse Banafio
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
