Centrafrique : Le commandant de brigade de Bambouti, capturé par les miliciens Azandés, s’échappe, mais la sous-préfète toujours aux mains des miliciens
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Nouveau rebondissement dans le drame des otages de Bambouti. Selon des informations de dernière minute recueillies sur place par la rédaction du CNC, le commandant de la brigade de gendarmerie de Bambouti a réussi à s’échapper des mains de ses ravisseurs. Actuellement localisé à Zemio, l’officier a refait surface après avoir traversé la localité de Komboli, située à environ 3 à 4 kilomètres de la ville.
Toutefois, les conditions de cette évasion posent d’énormes interrogations. Le gendarme a pu fuir grâce à l’aide directe d’un milicien azandé qui lui a servi de guide à travers la brousse. On ignore encore les détails de leur accord, si c’est une promesse d’une récompense financière, garanties de sécurité ou pacte d’évasion —, mais le dénouement s’avère paradoxal : à leur arrivée, le milicien Azandé qui a guidé le sous-officier vers la liberté a immédiatement été neutralisé, arrêté et ligoté avec des câbles par les forces de Wagner.
Des otages scindés en plusieurs groupes
Selon les sources internes à la milice Azandé jointes au téléphone par CNC, les personnes capturées lors des événements de Bambouti avaient été divisées en trois groupes distincts par leurs ravisseurs. Le commandant de brigade figurait dans le troisième groupe, ce qui lui a offert une fenêtre d’opportunité pour s’éclipser avec son guide.
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Malheureusement, le sort des deux autres groupes reste extrêmement inquiétant. Les éléments restants de la milice azandé détiennent toujours la sous-préfète, Mme Ndiaye, ainsi que deux agents électoraux de l’Autorité nationale des élections (ANE) : un homme et une femme. Pour eux, aucune issue ne profile à l’horizon pour l’instant.
Retour sur l’engrenage du 28 décembre
Cette évasion intervient après plus de sept mois de captivité. Le 28 décembre dernier, en plein déroulement des élections groupées (présidentielles, législatives, municipales et régionales), les miliciens azandés avaient surgi dans la ville stratégique de Bambouti. Surpris par la brutalité de l’incursion, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) avaient dû battre en retraite, abandonnant la ville aux insurgés.
Pendant une semaine complète d’occupation, la milice a régné en maître sur la ville, procédant à l’enlèvement du commandant de brigade, de la sous-préfète et des deux agents de l’ANE.
La situation a basculé le 1er janvier lorsqu’une contre-offensive d’une extrême violence a été lancée par des mercenaires russes venus de Djobo. De 5 heures du matin jusqu’à 18 heures, des affrontements soutenus ont pilonné la ville jusqu’à sa reprise. En se repliant dans la forêt sous la pression des combats, les miliciens azandés ont emmené leurs otages avec eux.
Si l’évasion du gendarme apporte un premier brin de lumière et des informations cruciales sur la détention des captifs, l’inquiétude demeure maximale à Zemio et Bangui quant au sort de la sous-préfète Ndiaye et des deux agents de l’ANE, toujours isolés en brousse aux mains de leurs ravisseurs.
La situation à Bambouti est tendue, avec le commandant de brigade de Bambouti s’étant échappé des miliciens Azandés, tandis que la sous-préfète Ndiaye et d’autres otages restent captifs.
Par Éric Nzapa
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