MLPC : le bilan des gouvernements Moloua est un « naufrage économique et social »

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Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dresse un bilan sévère des gouvernements dirigés par Félix Moloua et qualifie la situation économique et sociale du pays de « naufrage économique et social ».

 

Dans une déclaration de son Bureau politique, le MLPC revient sur la reconduction de Félix Moloua comme Premier ministre, Chef du gouvernement, par décret du président de la République le 21 mai 2026. Le parti rappelle qu’il s’agit de sa troisième reconduction et estime que cette décision est intervenue « contre toute attente ».

MLPC : le bilan des gouvernements Moloua est un « naufrage économique et social »

 

« Cette énième reconduction s’est faite à l’étonnement général de la mouvance au pouvoir et à la profonde déception de la population », affirme le MLPC.

 

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Le parti rappelle que cette reconduction intervient après le discours prononcé par le président Faustin-Archange Touadéra lors de sa prestation de serment, le 30 mars 2026. Le chef de l’État avait alors annoncé des promesses de « rupture et de transformation », que le MLPC met en parallèle avec les critiques précédemment adressées au gouvernement.

 

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« La population avait encore en tête le second réquisitoire dressé par le même Président Touadéra lors du dernier conseil de ministres contre le gouvernement de Moloua », écrit le Bureau politique du MLPC.

 

Le maintien des principaux ministres contesté

 

Pour le MLPC, la reconduction de Félix Moloua s’est accompagnée du maintien de plusieurs responsables déjà présents dans les précédentes équipes gouvernementales.

 

« Après un tel réquisitoire, il ait cru devoir reconduire tous les principaux inamovibles dans le gouvernement Moloua 3. Nonobstant l’absence de leurs résultats sur tous les plans et secteurs », déclare le parti.

 

Le MLPC estime que la durée passée par Félix Moloua à la tête du gouvernement permet désormais de procéder à une évaluation de son action.

 

« Cette reconduction permet au Premier ministre MOLOUA et à son gouvernement de totaliser plus de quatre(4) années consécutives. Cette longévité presque équivalente à la durée d’un mandat présidentiel annonce également l’heure du bilan », souligne le Bureau politique.

 

Le MLPC s’appuie sur les chiffres des finances publiques

 

Pour établir son constat, le MLPC cite les déclarations récentes du ministre des Finances ainsi que le Rapport sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

 

Le parti reprend notamment les chiffres communiqués par le ministre concernant les recettes publiques et les dépenses salariales.

 

« Selon les déclarations du Ministre des Finances, 87% des recettes publiques sont absorbées par les salaires des fonctionnaires qui représentent moins de 1% de la population, elle-même estimée à 6 millions d’âmes », affirme le MLPC.

 

Le parti établit ensuite un lien entre le poids de la masse salariale, le service de la dette et les capacités d’investissement de l’État.

 

« En d’autres termes, si on prend en compte le service de la dette, il ne reste donc plus rien comme ressources à consacrer à l’investissement pour le développement pour les 99% restants de la population », poursuit le Bureau politique.

 

Les grandes entreprises et les hydrocarbures au cœur des critiques

 

Le MLPC attribue cette situation à la politique économique menée par les autorités.

 

« Cette situation est la résultante d’une gestion calamiteuse de l’économie nationale par le pouvoir », écrit le parti.

 

Le Bureau politique accuse également le pouvoir d’avoir transféré une partie importante des grandes entreprises formelles à des proches et d’avoir confié l’importation des hydrocarbures à une société étrangère.

 

« Le pouvoir qui a concédé un large pan des grandes entreprises formelles à ses amis et attribué l’exclusivité de l’importation des hydrocarbures à une société étrangère, ce qui a asséché de fait les caisses de l’Etat », affirme le MLPC.

 

La crise énergétique affecte l’économie informelle

 

Le MLPC consacre également une partie de sa déclaration à la crise énergétique et à ses conséquences sur les activités économiques.

 

« Alors que 80% de la population centrafricaine vit de l’économie informelle, la crise énergétique prive les PME ou artisans ainsi que certains ménages qui en ont la possibilité », indique le parti.

 

Pour le MLPC, les difficultés rencontrées par les petites entreprises, les artisans et les ménages disposant de moyens pour faire face aux problèmes énergétiques s’inscrivent dans un contexte économique plus large qu’il attribue directement à la gestion du gouvernement.

 

Dans cette déclaration, le Bureau politique du MLPC présente ainsi les finances publiques, la capacité d’investissement de l’État, la gestion des grandes entreprises, l’importation des hydrocarbures et la crise énergétique comme les principaux éléments de son bilan des gouvernements dirigés par Félix Moloua.

 

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