Les futurs enseignants centrafricains transportés comme des moutons dans des conditions dangereuses vers Bambari

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Environ 150 futurs enseignants centrafricains du fondamental 1, promotion 2024, ont été transportés mercredi dans des conditions précaires et dangereuses vers le centre de formation de l’ENI de Bambari, situé à 385 km de Bangui. Les images montrent ces jeunes futurs enseignants centrafricains entassés comme des moutons sur le toit d’un camion de transport de marchandises, sans aucune mesure de sécurité minimale.
Les candidats, récemment admis après un test organisé par la direction des examens et concours, doivent suivre une formation de deux ans à l’École Normale des Instituteurs (ENI) de Bambari. Mais leur transport, très choquant, dévoile, aux yeux du monde, les graves défaillances logistiques du système éducatif centrafricain.
“C’est inacceptable de voir les futurs enseignants centrafricains transportés comme du bétail. Ces conditions de voyage mettent leur vie en danger sur une route de 385 kilomètres”, dénonce le journaliste Christian Aimé Ndotah, ancien directeur général de la radio Centrafrique, qui a partagé les images sur les réseaux sociaux.
Cette situation souligne le manque de moyens permanent dans le secteur de l’éducation en République centrafricaine, alors même que le ministre de l’Éducation Nationale, Aurélien Simplice Zingas, s’est engagé à améliorer les conditions de travail du corps enseignant.
Le trajet Bangui-Bambari, qui traverse plusieurs sous-préfectures comme Sibut (186 km de Bangui) et Grimari (305 km de Bangui), représente un périple risqué dans ces conditions de transport, particulièrement en cette période de l’année.
Ces images des future enseignants centrafricains ont provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux, appelant les autorités à prendre des mesures urgentes pour assurer des conditions de transport dignes et sécurisées à nos futurs instituteurs.
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)