L’absence de routes paralyse Birao : “Sans route, pas d’économie” alertent les autorités locales

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La préfecture de la Vakaga, et particulièrement sa capitale Birao, fait face à une crise infrastructurelle majeure qui paralyse l’ensemble de ses activités économiques. L’état désastreux des routes, notamment pendant la saison des pluies, isole littéralement la ville du reste du pays.
Fatime Attache, conseiller économique de la Vakaga, résume la situation avec une phrase percutante : “Tant qu’il n’y a pas de route, il n’y a pas d’économie“. Cette réalité se manifeste particulièrement pendant la saison des pluies, comme elle l’explique : “À Birao, tu comptes de février à mai, c’est là où il y a l’activité. Dès qu’il a plu, il descend, c’est fini, il n’y a plus d’activité“.
Les commerçants doivent recourir à des moyens de transport rudimentaires pour maintenir un minimum d’approvisionnement. “Souvent, les gens peuvent transporter les marchandises avec le carreau… avec les ânes et les chevaux. Mais quand il y a aussi trop de trous, ça leur casse les pieds”, détaille Fatime Attache, illustrant les difficultés quotidiennes des transporteurs.
Les conséquences de cette situation sont multiples :
– Ruptures fréquentes d’approvisionnement en produits de première nécessité
– Augmentation significative des coûts de transport
– Isolement prolongé pendant la saison des pluies
– Impact négatif sur l’aide humanitaire
Malgré les promesses gouvernementales, notamment l’annonce en décembre dernier par le ministre résident de la Vakaga, Arno Djoubaye Abazene, concernant la réhabilitation de la route Ndélé-Bria-Amdafock, ordonnée par le président Faustin-Archange Touadera, aucun progrès concret n’a été observé.
“On a déjà fait, on a parlé beaucoup, mais jusqu’à là, on n’a pas encore vu la suite”, déplore Fatime Attache, soulignant l’urgence d’actions concrètes pour désenclaver la région. Cette situation critique continue d’handicaper sérieusement le développement économique de Birao et de l’ensemble de la préfecture de la Vakaga.
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
