Bowaye : comment les Wagner plongent ce village dans la terreur et le chaos… (Version corrigée)

Note de la rédaction :
Chers lecteurs, la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) présente ses excuses pour une erreur publiée dans la version initiale de cet article. Par inadvertance, nous avions mentionné le village de Ngbawélé, alors qu’il s’agit en réalité de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa. De plus, une précision s’impose : le village de Lucienne Patassé, épouse de l’ancien président Ange-Félix Patassé, n’est pas celui qui a été attaqué, mais fait l’objet de menaces de la part des mercenaires russes. Nous rectifions ici ces informations et vous prions de nous excuser pour cette confusion. Voici la version correcte et définitive de l’article.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le lundi 10 mars 2025, le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, a été envahi par les mercenaires russes de Wagner. Ce qui s’est passé ce jour-là est une descente sauvage dans l’horreur pour une population de 7 000 habitants, aujourd’hui abandonnée à la merci de ces criminels sans foi ni loi. Sous les ordres d’un régime complice, ces hommes ont semé la panique, pillé sans retenue et poussé les villageois à fuir dans la brousse…
Une journée de terreur à Bowaye…
Tout a commencé lundi 10 mars dans la matinée, lorsque les mercenaires ont fait leur incursion dans ce village. Ils ont d’abord bloqué les habitants, arrêtant plusieurs jeunes pour les frapper et leur demander où se trouvaient les rebelles. Mais les jeunes n’avaient rien à dire : comment peuvent-ils savoir où étaient les rebelles ? Face à leur silence, Wagner a intensifié sa violence. Ils ont menacé la population, puis ont commencé à littéralement tuer les animaux : vaches, moutons, cochons, tout ce qui faisait vivre le village. Les villageois, terrifiés, ont vu leurs moyens de subsistance détruits sous leurs yeux…
La panique a pris le dessus…
Incapables de supporter cette sauvagerie, les habitants ont pris la fuite dans la brousse, laissant Bowaye vide aux mains des mercenaires russes du groupe Wagner qui pillent tout ce qui reste. Certains craignent que ces hommes ne quittent bientôt Bowaye pour s’attaquer aux villages voisins comme Bodjomo par exemple. Pour l’instant, c’est l’incertitude et la peur totale qui règnent…
Touadéra, l’ombre derrière le désastre. Qui a permis cette barbarie…
Faustin-Archange Touadéra, dit Baba Kongoboro, ce président qui a fait entrer Wagner dans le pays sous prétexte de “sécurité”. Au lieu de protéger les Centrafricains, il les livre à ces pillards qui terrorisent et détruisent. Où est sa responsabilité quand 7 000 personnes fuient leur foyer ? Où est sa dignité quand ses alliés russes écrasent son peuple ? Touadéra est complice, et son silence est une insulte à la nation…
Un silence complice…
Et les autres ? Les autorités locales ne disent rien. La Minusca, censée veiller sur les civils, reste muette face à ce désastre. La communauté internationale, si prompte à parler de paix, détourne le regard. Ce silence laisse Bowaye seul, abandonné aux griffes de Wagner.
Rappelons que sur l’axe Bossangoa – Benzambé, il y a quelques jours en direction de Batangafo, ces mêmes mercenaires ont frappé d’autres villages. À Bamassa, ils ont tué un éleveur malade et découpé un autre en morceaux après l’avoir égorgé. À Bemal 2, ils ont percuté un homme avec leur véhicule et capturé six villageois. À Kawéwin, ils ont tranché les tendons des pieds d’un chef de village, père de 52 enfants, qui est mort en détention à la gendarmerie. Partout, ils ont pillé – mil, maïs, vêtements – avant de repartir vers Batangafo. Ces faits, survenus le 28 février 2025, montrent que Bowaye n’est pas le seul cas, mais une étape dans leur campagne de terreur…
Un village pas comme les autres…
Notons toutefois une précision importante : contrairement à ce qui pourrait être supposé, Bowaye n’est pas le village de Lucienne Patassé, l’épouse de l’ancien président Ange-Félix Patassé. Ce dernier village, lié à un nom qui résonne dans l’histoire centrafricaine, n’a pas été directement touché par cette attaque. Les mercenaires russes y mènent cependant des menaces, mais les événements décrits ici concernent uniquement Bowaye. Toucher à ces lieux, c’est aussi toucher à notre passé, à notre mémoire, ce qui rend ces actes encore plus scandaleux.
Les Centrafricains ne peuvent plus supporter cela. Touadéra doit répondre de sa trahison. Wagner doit quitter notre terre. Le monde doit entendre les cris de Bowaye. Un village de 7 000 âmes est vide aujourd’hui, et ce drame ne peut rester sans suite. Justice doit être faite…
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)
