La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, les centrafricains se demandent si cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

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La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, est-ce que cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

 

La descente aux enfers des employés de l'UNOPS en RCA, est-ce que cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?
Manifestation des ex-employés de l’UNOPS de la Minusca devant le siège à Bangui

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La dégradation continue des conditions d’embauche des journaliers et des contractuels individuels à l’UNOPS transforme leur travail quotidien en un véritable parcours du combattant. Cette mécanique d’usure s’observe-t-elle uniquement en République Centrafricaine, ou cette galère d’exploitation humaine s’étend-elle également à d’autres pays hôtes et missions des Nations Unies en Afrique ?

 

Les travailleurs journaliers et les contractuels individuels de l’UNOPS en Centrafrique vivent un véritable cauchemar professionnel au quotidien. L’organisme onusien a progressivement réduit la durée des contrats de travail, passant d’une année renouvelable à six mois, puis à trois mois, et désormais à des accords précaires d’un mois ou à une absence totale de papier officiel. Travailler sans le moindre statut juridique au sein d’une agence internationale illustre une violence administrative inouïe qui plonge ces pères et mères de famille dans une précarité absolue.

 

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La détresse financière de ces employés est aggravée par des retards de paiement scandaleux qui s’étirent sur trois, quatre, voire cinq mois sans la moindre explication. Les salaires arrivent de manière totalement aléatoire, privant ces travailleurs de leurs ressources les plus élémentaires pour se nourrir et se soigner. Pendant que ces petites mains s’épuisent sans garantie, un système parallèle de gestion opaque s’est installé au sein de l’antenne de Bangui.

 

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Un audit interne récent a mis en lumière un scandale monumental avec la découverte de plus de quatre cents employés fantômes. Ces profils fictifs continuent de percevoir des émoluments réguliers et confortables, siphonnant les fonds pendant que les véritables salariés subissent de plein fouet les restrictions budgétaires. Cette fuite en avant financière démontre une gestion mafieuse où l’argent public et les ressources de l’organisation servent à alimenter des réseaux occultes au détriment du travailleur centrafricain.

 

La machine répressive de l’institution ne s’arrête pas aux impayés et frappe également par des licenciements abusifs répétés. Quatre anciens collaborateurs, forts de six à sept années de loyaux services fidèles auprès de la mission, viennent d’être jetés à la porte sous de fallacieux prétextes administratifs. Face à cette injustice, leurs démarches de recours auprès des autorités locales ont mené à une convocation officielle du ministère des Affaires étrangères, à laquelle la MINUSCA a opposé un déni de responsabilité cynique et incompréhensible.

 

Cette attitude hautaine de l’organisation internationale met en lumière la complicité passive des sphères dirigeantes locales, totalement soumises et indifférentes au sort de leurs propres concitoyens. Les Centrafricains constituent pourtant le pilier indispensable et l’outil de base de toutes les opérations logistiques sur le terrain. Si ces journaliers et contractuels décidaient de croiser définitivement les bras pour lancer une grève générale, toute la machine onusienne en Centrafricaine s’arrêterait net et se retrouverait immédiatement paralysée.

 

Par Éric Azoumi

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La crise des employés UNOPS met en lumière des conditions de travail dégradantes, illustrant la précarité à laquelle ces travailleurs sont confrontés au quotidien.

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