Faustin Archange Touadéra et son clan mafieux prennent-ils la population pour des oies blanches incapables de réfléchir face à tant de contre-vérités débitées à longueur de journée ? En témoigne le dernier conseil des ministres du 6 août 2026, où les ministres ont étalé de prétendus programmes grandioses pour résoudre la crise de l’eau grâce à des coopérations fictives. Cette obsession du mensonge structure toute la méthode de gestion du pays, transformant l’accès à une ressource vitale en une longue errance nocturne pour des habitants abandonnés à leur triste sort.
La soif quotidienne et le mirage des annonces officielles
Les habitants de Bangui vivent au rythme d’une pénurie d’eau chronique qui dure depuis des années sans qu’aucune amélioration durable ne se dessine à l’horizon. Pendant que les autorités multiplient les déclarations sur des investissements colossaux, la réalité des robinets reste implacable. L’eau ne coule que furtivement au cœur de la nuit dans de rares quartiers, obligeant des familles entières à veiller pour espérer remplir quelques bidons jaunes.
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Les projets de stations de captage promis le long des berges de l’Oubangui par des partenaires étrangers s’apparentent à des promesses sans lendemain. Les citoyens constatent l’écart abyssal entre la propagande officielle diffusée lors des réunions ministérielles et le calvaire enduré chaque jour pour trouver quelques litres d’eau potable.
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Les accords internationaux et les promesses de formation en question
Le récent conseil des ministres a mis en avant un accord de collaboration technique avec l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement, le 2IE, basé à Ouagadougou. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du projet Predit, financé par un don de la Banque africaine de développement pour relier les ressources transfrontalières entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo.
Le plan officiel décrit des infrastructures ambitieuses comprenant une station de captage de six mille cinq cents mètres cubes par heure, des unités de traitement, des dizaines de kilomètres de conduites et des milliers de branchements sociaux. De surcroît, le gouvernement annonce le financement de formations diplômantes pour trente ingénieurs locaux au sein de l’institut burkinabé afin de renforcer les capacités de la Sadeca. Pour les observateurs et les usagers épuisés par les effets d’annonce, ces programmes détaillés sur le papier relèvent de la pure illusion destinée à masquer l’immobilisme structurel du secteur hydraulique.
Par Gisèle MOLOMA
La crise de l’eau en RCA s’aggrave avec des promesses de captage et des investissements qui ne se concrétisent pas, laissant la population face à une pénurie d’eau persistante.
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