Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

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Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé  franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/leprefet-du-haut-mbomou-le-colonel-mbele.webp” data-wpel-link=”internal”>LePréfet du Haut-Mbomou, le colonel Mbélé
LePréfet du Haut-Mbomou, le colonel Mbélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au quartier Yagba, près du marché Lakouanga, le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbéllé a franchi le Rubicon. Léonard Mbélé s’est comporté comme un chef de gang mercredi dernier.

 

En pleine journée, le colonel Léonard Mbélé, préfet du Haut-Mbomou, a débarqué au quartier Yagba avec ses gardes du corps lourdement armés. Son convoi s’est arrêté devant une maison située non loin de l’antenne Orange, derrière le marché Lakouanga, à proximité de l’église MCP communément appelée église Ti-A-Zandé. La scène qui allait suivre ressemblait davantage à une descente de malfrats.

 

Le préfet est descendu de son véhicule et s’est dirigé vers la porte de la maison. Là, il a interpellé la femme présente en lui demandant d’un ton sec où se trouvait son mari. La dame, visiblement intimidée par cette visite inattendue, a répondu que son époux venait de sortir quelques minutes auparavant. Cette réponse n’a nullement découragé le haut représentant de l’État.

 

Sans attendre, Mbélé est entré dans la maison comme un vulgaire cambrioleur. Accompagné de ses hommes, il a commencé à fouiller les lieux de fond en comble, retournant les affaires, inspectant les coins et recoins. Aucun mandat de perquisition, aucune procédure légale, aucun respect du domicile privé. Le préfet agissait en terrain conquis, piétinant allègrement les droits les plus élémentaires des citoyens.

 

Après avoir tout retourné sans rien trouver de compromettant, le colonel n’a pas présenté d’excuses. Au contraire, il s’est tourné vers la femme terrorisée et lui a ordonné de transmettre un message à son mari. “Dis à ton mari qu’il doit arrêter de fumer de la drogue. C’est trop dangereux, il faut qu’il cesse immédiatement”, a-t-il lancé d’un ton menaçant. Ces accusations sortaient de nulle part, pures inventions destinées à justifier l’injustifiable.

 

Le préfet ne s’est pas arrêté là dans son numéro de voyou en uniforme. Il a continué à menacer la dame, l’avertissant des conséquences si son mari ne changeait pas de comportement. Puis, satisfait de son œuvre d’intimidation, il est reparti avec ses gardes du corps, laissant derrière lui une femme choquée et des voisins médusés par ce qu’ils venaient d’observer.

 

La nouvelle de cette intrusion s’est rapidement répandue dans le quartier Yagba. Les voisins, alertés par l’agitation, sont venus demander à la dame ce qui s’était passé. Elle leur a raconté dans les moindres détails la visite du préfet : ses questions insistantes, la fouille minutieuse de sa maison, et les menaces gratuites concernant une prétendue consommation de drogue. Le récit a laissé tout le monde sans voix.

 

Les habitants du secteur n’en revenaient pas de ce qu’ils entendaient. C’était la première fois qu’ils assistaient à pareille démonstration de force de la part d’un préfet. Certains se demandaient si les autorités cherchaient des armes ou des tenues militaires dans cette maison ordinaire. D’autres s’interrogeaient sur les véritables motivations de cette opération qui ressemblait plus à du banditisme d’État qu’à du maintien de l’ordre.

 

Rien n’avait été découvert lors de la fouille, absolument rien qui puisse justifier une telle intervention. Pourtant, le préfet avait jugé bon d’inventer cette histoire rocambolesque de drogue pour continuer à harceler cette famille. Cette tactique d’intimidation gratuite témoigne d’un abus de pouvoir caractérisé qui n’a plus rien à voir avec l’exercice normal des fonctions préfectorales.

 

Pour mieux comprendre la gravité de la situation, il faut imaginer le président Touadéra descendant personnellement dans un quartier de Bangui pour fouiller des maisons. Ou encore le ministre de la Sécurité publique ou de la Défense débarquant chez des particuliers pour effectuer des perquisitions sauvages. L’absurdité de ces scénarios montre bien à quel point le comportement du préfet Mbélé sort du cadre légal et institutionnel.

 

Le préfet représente l’État dans sa préfecture, il incarne l’autorité administrative et doit faire respecter la loi. Il n’a absolument pas vocation à se transformer en justicier solitaire qui fait irruption chez les gens sans mandat, sans raison valable, sans respect des procédures. Son rôle n’est pas de terroriser les familles, de fouiller les maisons comme un bandit, ni d’inventer des accusations pour couvrir ses dérapages.

 

Cette affaire du quartier Yagba démontre que Léonard Mbélé a complètement perdu de vue sa mission. Il se conduit comme un chef de bande qui règne par la peur et l’arbitraire. Ses méthodes rappellent celles des régimes autoritaires où les représentants du pouvoir se croient tout permis. Dans un État de droit, un tel comportement devrait entraîner des sanctions immédiates et une révocation pure et simple.

 

Les habitants d’Obo se posent désormais une question légitime : qui va protéger les citoyens quand c’est celui qui est censé incarner l’autorité qui se transforme en oppresseur ? Le préfet du Haut-Mbomou franchit les bornes avec une arrogance déconcertante. Son attitude montre que dans certaines régions du pays, la loi de la jungle a remplacé​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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