Fari Tahéruka Shabazz appelle la diaspora centrafricaine : mobilisez-vous face au nettoyage ethnique en préparation en cours dans le Haut-Mbomou

Rédigé le 03 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans sa déclaration du 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz lance un appel urgent à toute la diaspora centrafricaine dispersée à travers le monde pour secourir des milliers de compatriotes abandonnés.
Ce que Fari Tahéruka Shabazz décrit sur le terrain est d’une gravité que les chiffres seuls ne peuvent pas contenir. Dix mille Centrafricains réfugiés à Bili, dans le Bas-Uélé en RDC, sans rien. D’autres qui fuient dans les forêts du Haut-Mbomou, vers le Soudan du Sud, vers la RDC, poussés dehors par les frappes et les incendies de villages que la Zatistka russe impose méthodiquement. Ces gens ne partent pas par choix — ils partent parce que rester signifie mourir.
Fari Tahéruka Shabazz est explicite sur un point que beaucoup préfèrent ne pas entendre : il ne faut pas attendre la MINUSCA, il ne faut pas attendre le CICR. Ces deux structures, dit-il, sont aujourd’hui en faillite financière et ne disposent plus des moyens d’intervenir. Mais au-delà de l’argent, Fari Tahéruka Shabazz va plus loin — il les désigne comme des acteurs qui ont choisi leur camp, celui de Touadéra et donc celui des Wagner. Compter sur eux pour protéger les populations qu’ils ont contribué à abandonner serait une erreur de calcul.
C’est pourquoi Fari Tahéruka Shabazz se retourne vers la diaspora, celle d’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Afrique. Il ne demande pas l’impossible. Il demande ce que chacun peut faire depuis son salon, depuis son quartier : chercher des vêtements, rassembler de la nourriture, mutualiser les efforts et organiser des envois concrets via le Soudan du Sud ou la RDC. Pas par les voies officielles saturées, mais par les couloirs humains qui existent encore et qui peuvent atteindre ceux qui sont dans la forêt.
Fari Tahéruka Shabazz ajoute une dimension que la seule logique humanitaire ne suffit pas à couvrir. En se mobilisant, la diaspora ne nourrit pas seulement des réfugiés — elle attire des regards. Elle produit du bruit médiatique. Elle empêche que ces visages disparaissent dans le silence que Wagner cherche précisément à installer. Le vide démographique que la Zatistka veut créer dans le Haut-Mbomou a besoin de l’indifférence du monde pour fonctionner. La mobilisation de la diaspora est donc aussi, en elle-même, un acte de résistance.
Fari Tahéruka Shabazz rappelle ce que Wagner veut réellement : vider le Haut-Mbomou de ses habitants. Que les Zandé fuient en RDC ou au Soudan, qu’ils se dispersent dans d’autres préfectures, qu’ils meurent — peu importe pour les mercenaires russes. L’essentiel est que la zone soit libre de toute présence humaine autochtone pour que la prédation minière puisse se déployer sans obstacle ni témoin.
Ce que Fari Tahéruka Shabazz demande à la diaspora n’est pas de prendre les armes. Il lui demande d’être présente, concrètement, matériellement, pour que ceux qui résistent encore dans la forêt ne se retrouvent pas seuls face à une machine de guerre qui a déjà appliqué cette même méthode au Caucase sans que le monde ne bouge vraiment. La question qui reste dans l’air, c’est de savoir combien de temps la diaspora centrafricaine attendra encore avant de
Par Alain Nzzilo
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