Le président du Parti du Changement Social, Chancel Sekode-Ndeugbayi, accuse le régime Touadéra d’aggraver pauvreté, opacité minière et blocage du dialogue politique en Centrafrique.
Le PCS accuse le régime Touadéra d’aggraver la pauvreté
Dans son communiqué de presse daté du 12 septembre 2026, le Parti du Changement Social (PCS), dirigé par Chancel Sekode-Ndeugbayi, dresse un constat sévère de la situation économique et sociale en Centrafrique. Le PCS dénonce « le chaos économique et social dans lequel le régime TOUADERA a plongé la Centrafrique ».

Le président du PCS, Chancel Sekode-Ndeugbayi, affirme que les promesses annoncées au début du troisième mandat ont laissé place à « une gestion scabreuse du pouvoir », au « musellement systématique de l’opposition » et au « refus obstiné de tout dialogue politique réellement inclusif ».
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Pour étayer son analyse, le Parti du Changement Social avance plusieurs indicateurs économiques et sociaux. Le PCS cite notamment une croissance économique estimée à 2,6 % en 2025, contre une croissance démographique de 3,5 %. Pour Chancel Sekode-Ndeugbayi, cet écart traduit « un appauvrissement continu de chaque Centrafricain ».
Le PCS affirme également que l’extrême pauvreté serait passée de 52 % à 67 % de la population en dix ans. Le parti évoque aussi une baisse de l’espérance de vie, passée, selon son communiqué, de 60 à 53 ans. Chancel Sekode-Ndeugbayi estime que « aucun Objectif de Développement durable ne sera atteint à l’horizon 2030 » si la mobilisation des ressources internes reste aussi faible.
Le PCS met en cause la gestion des ressources minières
Le Parti du Changement Social concentre une partie importante de son communiqué sur les ressources minières et forestières. Chancel Sekode-Ndeugbayi accuse le pouvoir de privilégier « la consommation et sur l’enrichissement illicite du gouvernement lui-même », au détriment des investissements productifs et des services publics.
Le PCS avance notamment le chiffre de plus de 300 milliards de francs CFA d’exportations d’or annoncées. Le parti affirme que moins de 5 milliards de francs CFA de taxes correspondantes arriveraient dans les caisses du Trésor public. Chancel Sekode-Ndeugbayi demande ainsi davantage de transparence sur les revenus tirés des ressources naturelles.
Dans son communiqué, le PCS affirme aussi que « des organisations internationales et de nombreux médias indépendants documentent depuis plusieurs années » la présence de sociétés liées à des mercenaires étrangers autour du gisement aurifère de Ndassima. Le parti évoque également des activités concernant « des pans entiers de nos forêts et de notre bois ».
Pour Chancel Sekode-Ndeugbayi, cette situation se déroule dans « une quasi-totale opacité vis-à-vis de l’État centrafricain lui-même ». Le président du PCS estime que la gestion des ressources minières et forestières doit être profondément revue afin que leurs revenus bénéficient davantage à la population.
Le PCS critique les dépenses publiques et le financement international
Le Parti du Changement Social dénonce aussi la structure des dépenses publiques. Chancel Sekode-Ndeugbayi affirme que « plus de 87 % du budget national sert à couvrir les charges salariales des agents de l’État ». Selon le PCS, ces agents représentent moins de 1 % de la population.
Le président du PCS estime que cette répartition budgétaire laisse « exsangues les secteurs de l’eau, de l’énergie, de la santé, de l’éducation et des infrastructures rurales ». Le parti appelle donc à une réorientation des ressources publiques vers les services essentiels et les investissements productifs.
Sur le financement extérieur, Chancel Sekode-Ndeugbayi affirme que « aucun bailleur de fonds international ne devrait s’autoriser à financer un pouvoir qui refuse la critique, intimide ses opposants et étouffe le débat démocratique ». Le PCS vise notamment les financements sollicités auprès des institutions internationales.
Le Parti du Changement Social estime que les ressources provenant des contribuables des pays démocratiques ne doivent pas servir, selon ses termes, à financer « un pouvoir qui s’appuie sur des mercenaires étrangers ». Le PCS relie cette accusation à la gestion des richesses minières et forestières centrafricaines.
Le PCS exige un dialogue politique et une transparence sur les revenus miniers
Dans son communiqué, Chancel Sekode-Ndeugbayi formule plusieurs demandes au nom du Parti du Changement Social. Le PCS exige d’abord « un changement profond de paradigme dans la gestion des ressources minières et forestières publiques ».
Le parti demande également « l’ouverture d’un véritable dialogue politique national inclusif » et « le respect plein et entier des décisions du Conseil constitutionnel ». Le PCS réclame enfin « une transparence totale sur les revenus miniers et forestiers du pays au bénéfice exclusif du peuple centrafricain ».
Le président du PCS, Chancel Sekode-Ndeugbayi, réaffirme dans ce communiqué que son parti entend poursuivre son action par les voies politiques. Le Parti du Changement Social affirme sa détermination à mener, « par les seules voies pacifiques et démocratiques », son combat pour « la libération du peuple centrafricain du joug de l’autoritarisme et de la misère ».
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