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Alors que la perspective d’un procès se dessine cinq ans après l’assassinat de la photoreporter française Camille Lepage en République centrafricaine (RCA), Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités à mener toutes les investigations nécessaires, et notamment une reconstitution des faits, indispensable à l’établissement de la vérité.
Que s’est-il passé exactement ce 12 mai 2014 lorsque Camille Lepage a été tuée par balles dans la région de Bouar, à l’ouest de la République centrafricaine (RCA) ? Cinq ans après les faits le dossier d’instruction, un temps égaré à Bangui, la capitale de la RCA, a finalement été retrouvé, mais les circonstances et le mobile de l’assassinat de la photoreporter française restent à éclaircir. La thèse du guet-apens, dans lequel serait tombée une partie du groupe de miliciens anti-balakas -majoritairement chrétiens- avec lequel Camille Lepage se trouvait alors en reportage, semble pour l’heure être privilégiée par les enquêteurs. Les autres hypothèses, comme celle d’un règlement de comptes entre milices, ne devraient toutefois pas être écartées tant que toutes les investigations n’ont pas été menées. En RCA, l’affaire avait été inscrite au rôle lors de la dernière session criminelle à Bangui laissant présager l’ouverture prochaine d’un procès.
“Cinq ans après les faits, il est urgent et impératif de mener les enquêtes centrafricaines et françaises à leur terme en s’assurant que tout a été fait pour établir la vérité avant d’ouvrir un procès qui semble pour l’heure prématuré, estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Nous demandons aux autorités françaises, centrafricaines ainsi qu’à la mission des Nations unies déployée sur place de tout mettre en oeuvre pour qu’une reconstitution soit réalisée afin d’établir plus précisément les circonstances entourant l’assassinat de cette journaliste.”
“On ne saura sans doute jamais précisément qui a tiré sur Camille, regrette Maryvonne Lepage, la mère de la journaliste contactée par RSF. Mais une enquête de terrain plus poussée et un déplacement des juges sur les lieux des faits nous donneraient plus de chances de connaître qui étaient les assaillants, leurs chefs, et leurs motivations.”
Un film sur Camille Lepage
En fin d’année dernière, une équipe de tournage s’est rendue en RCA pour y réaliser un film sur la photoreporter française. Il devrait sortir au cinéma d’ici à la fin de l’année. “Il retrace la singularité de Camille, son engagement à couvrir le conflit centrafricain au plus près du terrain avec un rapport humain très fort” souligne Boris Lojkine, le réalisateur.
Plus de cinq ans après le début de la guerre civile, la RCA reste un pays dangereux pour les journalistes. Trois reporters russes d’investigation venus enquêter sur la présence de mercenaires y ont été abattus en 2018. L’opacité totale dans laquelle ont été menées les investigations a conduit RSF a demandé l’ouverture d’une enquête internationale.
La RCA a perdu 33 places et figure désormais en 145e position au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.
Avec rsf.org


![Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l’opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Fidel Gouandjika, dans sa folie sur la RNL, affirme que l'opposition utilise les réseaux sociaux pour propager de fausses rumeurs de déstabilisation et semer le désordre dans le pays. Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Le conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika, invité du débat Patara du 27 juin 2026 sur la radio Ndékè-luka tente maladroitement de rejeter la responsabilité du chaos ambiant du pays sur les détracteurs du régime, une stratégie de communication qui provoque l'incompréhension générale. La sortie médiatique de l’autoproclamé porte-voix de la majorité s'apparente à une manœuvre d'esquive politique. En accusant l'opposition d'instrumentaliser l'Internet pour créer la panique, Fidel Gouandjika fait malin d'ignorer la réalité quotidienne du pays. Cette volonté d'attribuer la crise actuelle à de simples publications virtuelles relève d'une tentative désespérée de cacher les carences criantes du pouvoir en place. Pour les centrafricains, le véritable trouble provient plutôt des forces paramilitaires russes installées sur le territoire national depuis 2017 avec la bénédiction du dictateur centrafricain Baba Kongoboro. Les affrontements directs contre l'armée nationale à Zemio le mois dernier et les violences sur les civils prouvent que l'insécurité est entretenue au cœur même du système. L'obstination de la majorité à nier ces faits évidents pour blâmer les réseaux sociaux démontre un refus total de regarder la vérité en face. Pour ces parrains criminels du régime, il faut faire tout pour garantir la stabilité du régime en protégeant à tout prix ces criminels russes sur le territoire national. Par Éric Azoumi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui-218x150.jpg)

