Centrafrique : Le jeu de cache-cache mortel de Touadéra avec Vladimir Poutine

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Centrafrique : Le jeu de cache-cache mortel de Touadéra avec Vladimir Poutine

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le dictateur de Bangui fuit ses engagements envers Vladimir Poutine, le Président russe, préférant les dollars émiratis aux exigences financières d’Africa Corps. Ce double jeu dangereux avec Vladimir Poutine pourrait coûter cher à l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

En effet, le dictateur Faustin-Archange Touadéra a choisi de pratiquer la politique de la chaise vide lors du dernier grand rendez-vous économique de Saint-Pétersbourg. Ce rendez-vous, qui s’est tenu du 26 au 29 juillet, devait sceller le nouveau pacte financier et militaire entre Bangui et le Kremlin. Pourtant, l’empereur Faustin-Archange Touadéra a préféré bifurquer vers d’autres cieux. Des sources concordantes indiquent que lors de son précédent séjour médical en Russie il y a quelques mois, l’homme fort de Bangui avait personnellement promis à Vladimir Poutine de revenir pour finaliser l’accord de transition entre la milice Wagner et la nouvelle structure officielle Africa Corps.

 

La réalité derrière cette absence s’avère purement financière. Le Kremlin exige le versement officiel et régulier de dix milliards de francs CFA par mois pour entretenir ce nouveau contingent militaire sur le sol centrafricain. Une somme colossale que le pouvoir de Bangui refuse ou craint de décaisser. Pour fuir cette pression, le dictateur de Bangui a multiplié les voyages d’évitement au cours des dernières semaines. Il s’est rendu aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement au Congo, avant de s’envoler vers Dubaï. Aux Émirats arabes unis, le dirigeant centrafricain a monnayé son vote favorable à des sanctions contre l’Iran, une position pourtant alignée sur les intérêts des pays arabes, pour empocher une récompense financière immédiate.

 

Pendant que le chef de l’État cherchait de l’argent frais au Moyen-Orient pour s’émanciper de la tutelle russe, sa diplomatie opérait une diversion totale. Sa ministre des Affaires étrangères a délaissé l’axe Moscou-Bangui pour se rendre en Corée du Sud afin de participer à un sommet ministériel. Cette absence coordonnée du sommet de Saint-Pétersbourg démontre une volonté manifeste de jouer la montre et d’éviter le face-à-face financier avec les émissaires de Poutine.

 

Le retour à Bangui s’est fait dans une ambiance glaciale et sous haute surveillance. À l’aéroport international de Bangui-M’poko, le protocole habituel a totalement disparu. L’empereur Faustin-Archange Touadéra a pourtant fait confectionner à grands frais son propre tapis rouge personnalisé, un revêtement de cérémonie dont les bordures reprennent expressément les couleurs du drapeau centrafricain au sol, un tapis sur lequel il a l’habitude de marcher piétinant ainsi les symboles de la République à chacun de ses déplacements. Cette fois, ce tapis rouge avec le drapeau centrafricain au sol n’a pas été déroulé pour piétinement. Pas de fanfare, pas de foule en délire, le dictateur de Bangui est rentré d’une discrétion absolue, fatigué. Seuls le Premier ministre et le chef d’état-major des armées attendaient le président à la passerelle, confirmant le malaise grandissant au sommet de l’État.

 

Cette arrivée nocturne et rasante s’explique par une immense vague de panique qui s’est emparée du clan présidentiel. Une sombre affaire de coup d’État, une énième intrigue politique qualifiée de stupide par les observateurs, a plongé le régime dans la paranoïa. La justice a d’ailleurs convoqué et entendu les fidèles parmi les fidèles du pouvoir, notamment son proche ami Sani Yalo ainsi que son ministre conseiller Bindako Yakbali. L’empereur Faustin-Archange Touadéra, terrifié à l’idée de tomber dans un piège ou d’être cueilli dès sa descente d’avion par des éléments hostiles, a sciemment évité tout retour en fanfare.

 

La peur du dictateur de Bangui était palpable dans le ciel de la capitale. Au niveau de l’axe PK-12 et de la commune de Bégoua, des hélicoptères de combat de la milice russe Wagner tournaient en boucle sans discontinuer, labourant l’espace aérien à basse altitude comme s’ils recherchaient une menace imminente. Les rumeurs de la ville évoquaient publiquement la suspicion de présence de rebelles lourdement armés infiltrés aux abords de PK-26 et PK-30, aux portes de Bangui. En réalité, ce déploiement aérien massif servait de bouclier de protection pour sécuriser le retour clandestin d’un chef d’État qui tremble désormais devant sa propre ombre.

 

Ce double jeu montre que l’empereur Faustin-Archange Touadéra croit pouvoir duper le Kremlin comme on berne les chancelleries occidentales ou la diplomatie française. Mais l’histoire récente prouve que Vladimir Poutine ne tolère pas les promesses non tenues et les trahisons financières. Le patron et créateur du groupe Wagner, Evgueni Prigojine, avait tenté de défier l’autorité du maître de Moscou, son destin s’est brisé net dans un accident aérien suspect. En refusant d’honorer sa parole, en fuyant le règlement des dix milliards de francs CFA mensuels et en s’enfermant dans sa paranoïa sécuritaire à Bangui, le dictateur de Bangui s’enfonce dans un piège qu’il a lui-même contribué à tendre, oubliant que le Kremlin règle toujours ses comptes de manière directe et définitive.

 

Par Alain Nzilo

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