Quand le clepto-mythomane, Maxime Balalou, ancien porte-parole du régime dictatorial de l’empereur Touadera vante les « affiches partout » et les « banderoles dans la ville » pour cacher quatre années de bitumage inachevé sur 12 km dans la capitale, c’est la honte.
L’ancien porte-parole du gouvernement, ministre du commerce et propagandiste attitré des intérêts Wagner, a prononcé lors de sa conférence de presse hebdomadaire la phrase qui restera dans les annales de la déconnexion présidentielle : « Bangui est devenue véritablement la coquette que nous avons connue par le passé. »
Il aurait pu s’arrêter là. Mais non. le clepto-mithomane Balalou a enfoncé le clou avec une précision chirurgicale : « Partout vous avez des affiches, partout vous avez des banderoles dans la ville pour signaler cet événement majeur. » Des pavillons supplémentaires à l’aéroport, des feux de signalisation neufs, un bout de bitumage à la place de la Réconciliation, et hop ! Bangui redevient « la coquette ».

On appelle ça, dans le langage courant, de la propagande de dernière minute. Dans le langage du régime, c’est « la transformation visible du pays ».
Car il faut le redire, comme le martèle Balalou : « Ce pays a changé. » Oui, il a changé. Il est devenu la coquette des banderoles de l’empereur Faustin-Archange Touadera. Une ville où l’on goudronne 12 kilomètres en quatre ans, où l’on bricole à gauche et à droite sans jamais terminer, où l’on inaugure une statue sur l’avenue Touadera le 28 mars dernier.
C’est exactement ce que les livres d’histoire et les documents que tout le monde a lus décrivent : quand on arrive au pouvoir, on devient aveugle. Sourd aussi, visiblement. Parce qu’il faut être totalement déconnecté de la réalité pour croire que des banderoles et quelques pavillons supplémentaires vont transformer Bangui en cité coquette alors que le goudron arrive même difficilement jusqu’au centre du Pikadouz.
Comparez donc avec ceux qui, eux, refusaient de se couper du peuple.
Bokassa, l’empereur lui-même, descendait au marché comme un simple client, achetait ses légumes et circulait dans les rues sans escorte disproportionnée. André Kolingba, à l’époque, prenait son vélo, ses gardes du corps pédalaient derrière lui, et le président roulait comme n’importe quel Centrafricain. Ils étaient au pouvoir, mais pas déconnectés. Ils voyaient la réalité en face.
Aujourd’hui, le régime Touadéra voit des banderoles et croit voir la coquette d’antan. Il voit des affiches et croit voir le progrès. Il voit des travaux de dernière minute et croit voir la volonté de « transformer notre pays ».
C’est triste. C’est risible. Et surtout, c’est révélateur.
L’ancien porte-parole, dans son aveuglement militant, a livré sans le vouloir la meilleure preuve que les livres avaient raison : quand on est au sommet, on finit par ne plus voir que ce que l’on veut voir. Et ce que Toidera et ses hommes veulent voir, ce sont des banderoles. Partout. Pour masquer le reste.
Bangui la coquette ? Non.Bangui la coquette des banderoles.La coquette de l’empereur Toidera.
Et ça, monsieur Balalou , ce n’est pas de la propagande. C’est juste la réalité que vous refusez de regarder en face.
Par Alain Nzilo
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