Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
C’est la question que tout le monde se pose aujourd’hui au sujet du dossier judiciaire de Christian Dondra. Alors que les conditions de sa détention défient désormais toutes les règles élémentaires du droit, la procédure semble totalement figée au niveau de l’appareil judiciaire centrafricain.
Selon des informations exclusives recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le dossier est techniquement clos sur le plan juridique :
Un avis de non-lieu déjà rendu : Le juge d’instruction en charge du dossier aurait déjà formellement émis son avis de non-lieu, constatant l’absence de charges retenues contre l’intéressé.
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Validation par le parquet général : Cette décision d’abandon des poursuites a été validée depuis le mois de mai dernier par le parquet général.
Malgré ces décisions de justice, Christian Dondra est maintenu depuis plus de trois mois en détention totalement illégale. Sa situation sanitaire, déjà précaire, se dégrade de jour en jour, tandis que l’appareil judiciaire refuse d’exécuter sa mise en liberté.
Les pistes d’un blocage financier et politique
Au fond de ce blocage, deux thèses circulent :
La piste du racket judiciaire : Des informations confidentielles non encore confirmées indiquent que le procureur aurait exigé une somme de 50 millions de francs CFA à la famille Dondra en échange de sa libération effective. Faute de versement de ce montant, le dossier resterait délibérément bloqué.
La piste de l’interférence politique : D’autres sources pointent du doigt directement le ministre de la Justice, Arnaud Djibril Abazene. Selon ces versions, ce serait le ministre lui-même qui bloquerait les instructions de libération, conditionnant l’élargissement de Christian Dondra à la même exigence financière de 50 millions de francs CFA.
Entre extorsion financière et instrumentalisation politique, le dossier reste otage d’intérêts obscurs, maintenant un citoyen centrafricain en captivité.
Rappel des faits : Les origines d’une machination politique
Pour comprendre l’absurdité et la gravité de cette affaire, il convient de revenir sur les événements survenus en mars et mai 2025, tels que documentés à l’époque par les enquêtes de la rédaction de CNC.
Arrestation nocturne et enlèvement par l’OCRB et Wagner19 – 20 Mars 2025
Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, vers 1 heure du matin, Christian Dondra et son frère Euseb Dondra tous deux frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra sont arrêtés sans mandat à leurs domiciles du 7ᵉ arrondissement de Bangui. L’opération est menée conjointement par les éléments de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des mercenaires russes du groupe Wagner.
Révélation du prétendu complot du whisky empoisonnéMars 2025
L’accusation portée contre les frères Dondra repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes diffusé sur les réseaux sociaux par Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC) et conseiller du président Faustin-Archange Touadéra. Dans cette bande son, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, venue de France, prétend avoir été approchée pour remettre des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo afin de viser le chef de l’État. Un scénario jugé grotesque et fabriqué de toutes pièces pour nuire à la famille Dondra, alors que l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra représente une figure politique montante face au pouvoir.
Transfert à la maison centrale de Ngaragba15 Mai 2025
Après plusieurs semaines de détention arbitraire dans les locaux de l’OCRB, Christian et Euseb Dondra sont transférés à la prison de haute sécurité de Ngaragba. Les deux frères, simples citoyens sans engagements politiques directs, dénoncent une prise d’otage destinée à faire pression sur leur frère aîné, dans un climat de terreur généralisé entretenu par la présence des mercenaires russes à Bangui.
Par Gisèle MOLOMA
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