Attaque contre une patrouille de la Minusca : la CPC-F dément toute implication

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Un casque bleu de nationalité tunisienne a été tué lors d’une attaque contre une patrouille de la MINUSCA, survenue le 11 février 2025 à 50 km de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. L’affrontement, qui a également fait des blessés, s’est produit sur l’axe nord de la ville. Dans un communiqué publié le 15 février, la Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental (CPC-F) a affirmé ne pas être impliquée dans cet incident.
L’organisation, dont le porte-parole est Aboubakar Siddick Ali a rappelé que ses combattants sont soumis à des consignes strictes leur interdisant toute attaque contre la MINUSCA et les organisations humanitaires présentes en Centrafrique.
“Nos éléments ont reçu des consignes strictes de la hiérarchie, les exhortant à ne jamais s’en prendre à la MINUSCA ni aux organisations humanitaires présentes sur le terrain”, précise le communiqué.
Selon la CPC-F, ses actions se concentrent sur la lutte contre les mercenaires engagés russes et autres par les autorités de Bangui, qu’elle accuse de semer la terreur dans le pays.
“La CPC-F se consacre uniquement à la traque et à la neutralisation des mercenaires recrutés par le pouvoir de Bangui”, affirme le document. L’organisation réaffirme ainsi son objectif de “libération du peuple centrafricain et le rétablissement de la démocratie”.
Dans ce contexte, la CPC-F se dit disposée à dialoguer avec la MINUSCA pour examiner les défis sécuritaires et assurer la protection des civils. Le communiqué souligne la volonté du groupe de “trouver des solutions adaptées aux défis sécuritaires actuels”.
De son côté, la MINUSCA n’a pas encore commenté ces déclarations.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)
