À peine revenu aux affaires, Jean Symphorien Mapenzi choisit en un clin d’œil de tourner le dos aux fonctionnaires de l’assemblée nationale qui réclament désespérément leurs arriérés de salaires

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L’indifférence s’installe désormais au perchoir de l’assemblée nationale. À peine revenu aux affaires, Jean Symphorien Mapenzi choisit de tourner le dos aux fonctionnaires de l’institution qui réclament désespérément leurs arriérés de salaires depuis des mois.

 

Jean Symphorien Mapenzi utilise l’oubli comme une stratégie de défense. Interrogé par le journaliste de la radio Ndékè-luka sur la crise sociale qui secoue l’administration parlementaire, le vice-président s’est fendu d’un aveu d’impuissance calculé. En affirmant ne rien savoir des dossiers en cours, il tente de s’exonérer d’une situation dont son propre camp politique est pourtant l’unique responsable. Ce refus d’assumer la continuité des engagements de l’État montre que pour ce haut dirigeant, la survie financière des travailleurs n’est pas une priorité de sa nouvelle mandature.

À peine revenu  aux affaires, Jean Symphorien Mapenzi choisit en un clin d’œil de tourner le dos aux fonctionnaires de l'assemblée nationale  qui réclament désespérément leurs arriérés de salaires

 

 

Le discours de Mapenzi cherche à déplacer la faute vers le ministère des Finances, transformant une urgence humaine en une simple affaire de paperasse. Il prône l’aciduité et la discipline pour ses troupes, mais reste muet dès qu’il s’agit de garantir la dignité de ceux qui font tourner la machine législative. Cette posture témoigne d’une déconnexion profonde avec le quotidien des Centrafricains. L’élu du MCU préfère célébrer son retour au pouvoir plutôt que de s’attaquer aux manifestations et au mécontentement qui grondent dans les couloirs de l’institution qu’il prétend diriger.

 

L’absence totale d’empathie dans ses propos confirme la nature du régime : un pouvoir qui exige tout de ses agents mais ne donne rien en retour. Mapenzi se contente de parler de “paix” et de “développement” alors que les foyers des fonctionnaires sombrent dans la précarité. En bottant en touche sur cette question vitale, il installe une barrière entre l’élite politique et la base sociale. Pour le premier vice-président, l’essentiel réside dans le confort du bureau national, loin des revendications de ceux qui attendent simplement le fruit de leur labeur.

 

Par Alain Nzilo

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