Bagarre sanglante sur le chantier minier chinois de la Base Centrale à Yaloké : un travailleur poignardé huit fois, le coupable en cavale
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La journée du 28 décembre a tourné à l’épouvante sur le chantier minier de la Base Centrale près de Yaloké. Un employé, Edo, a été attaqué violemment au couteau par Roméo, mécanicien boiteux du site. Ce dernier demeure introuvable depuis que l’adjudant Tayo l’a laissé partir.
Tout a commencé ce dimanche 28 décembre par une simple dispute entre les deux hommes. Personne n’imaginait que la tension monterait à ce point Roméo, le mécanicien boiteux, a soudainement sorti un couteau et s’est jeté sur Edo, l’ouvrier minier, avec une rage incontrôlable. Les coups ont fusé à répétition, atteignant différentes zones du corps de la victime. Au total, huit découpures ont été comptées par notre équipe qui est arrivée la veille au domicile de la victime.
Ce qui a particulièrement choqué l’entourage d’Edo, c’est la manière dont certains coups ont été portés. Sa tante, venue constater l’étendue des dégâts, n’arrivait pas à comprendre comment son neveu avait pu recevoir un coup dans le dos. La victime elle-même a expliqué qu’elle était assise au moment où le couteau a pénétré sa chair par-derrière, sans qu’elle puisse anticiper le geste. Cette attaque dans le dos témoigne de la violence inouïe de l’assaut.
Face à cette scène d’horreur, les autres employés du chantier chinois ont réagi promptement. Ils ont réussi à immobiliser Roméo avant qu’il ne cause davantage de dommages. Conscients de la gravité de l’acte, ils l’ont ensuite conduit vers la base militaire des Forces Armées Centrafricaines qui assure la sécurité du site minier. Leur intention était claire : remettre l’agresseur entre les mains des autorités compétentes.
Pourtant, ce qui s’est passé ensuite a semé la consternation parmi les travailleurs et les habitants du secteur. L’adjudant Tayo, qui occupe le poste de chef de base adjoint sous l’autorité d’un sous-lieutenant, a pris une décision pour le moins étonnante. Dans la soirée même, il a autorisé Roméo à regagner son domicile.
Le mécanicien n’a pas tardé à profiter de cette opportunité inespérée. Dès qu’il s’est retrouvé hors de la base militaire, il a filé sans demander son reste. Depuis lors, toutes les recherches entreprises pour le retrouver sont restées vaines. Les jeunes du quartier ont passé la nuit à écumer les environs, espérant mettre la main sur le fugitif. Leurs efforts se sont poursuivis toute la matinée suivante, mais Roméo semblait s’être évaporé dans la nature.
Pendant que l’agresseur courait toujours, la victime était laissée à son sort dans des conditions inquiétantes. Edo n’a reçu aucun soin médical depuis l’attaque. Les habitants ont multiplié les démarches auprès de l’adjudant Tayo pour qu’il organise le transfert du blessé vers un centre de santé. Leurs supplications sont restées sans réponse. L’état de santé d’Edo continue de se dégrader d’heure en heure, ses plaies n’ayant fait l’objet d’aucun traitement approprié.
La famille de la victime se tourne maintenant vers les employeurs chinois du chantier. Des négociations sont en cours pour obtenir une partie du salaire de monsieur Edo qui permettrait de financer son hospitalisation et les soins d’urgence. Cette situation inacceptable perdure alors que plusieurs heures se sont écoulées depuis l’agression. Chaque minute qui passe aggrave les risques de complications pour Edo.
L’attitude de l’adjudant Tayo pousse aussi à s’interroger. La procédure normale aurait voulu que le suspect soit remis aux officiers de police judiciaire, seuls habilités à mener une enquête en bonne et due forme. Au lieu de cela, le militaire a choisi de relâcher Roméo sans aucune garantie. Cette décision inhabituelle alimente les rumeurs de corruption au sein de la base.
L’équipe de journalistes du CNC qui s’est déplacée sur les lieux a pu filmer la victime et recueillir son témoignage. Les images montrent l’ampleur des blessures infligées par le mécanicien. La famille d’Edo tient l’adjudant pour directement responsable de la fuite du criminel. Elle exige que des comptes soient rendus sur cette libération incompréhensible.
Le chantier minier de la Base Centrale se trouve à environ vingt kilomètres de Zawa et à distance similaire de la ville de Yaloké. Cette dernière est implantée à 225 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Le site emploie plusieurs dizaines d’ouvriers et de techniciens sous supervision chinoise.
Par Arsène Zato….
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