Carnot : un championnat football de quartier tourne au fiasco à cause de l’intervention violente d’un Soldat FACA

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La ville de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré a vécu ce dimanche très agité sur son terrain de football municipal. Un soldat FACA en civil a blessé un arbitre de touche avec un bâton après que celui-ci lui ait reproché d’avoir traversé l’aire de jeu à motocyclette en plein match.
L’incident s’est produit quarante-huit heures avant la venue du dictateur Faustin-Archange Touadéra dans cette localité de l’ouest centrafricain pour sa campagne électorale. Le championnat des quartiers de Carnot se déroule habituellement entre jeudi et dimanche sur le terrain municipal. Mais ce dimanche 21 décembre 2025, les rencontres se poursuivaient normalement lorsqu’un soldat FACA, d’abord présent en tenue militaire, est rentré chez lui se changer pour revenir en civil.
À son retour, il a traversé le terrain en plein match avec sa motocyclette, passant près d’un arbitre de touche qui officiait la rencontre. L’arbitre a interpellé le soldat FACA sur son comportement dangereux, lui faisant remarquer qu’il aurait pu percuter un joueur pendant la partie et provoquer un accident. Le soldat, visiblement contrarié par cette observation, n’a pas apprécié qu’on lui adresse des reproches. Il s’est emparé d’un bâton et a frappé l’arbitre au visage. La victime a dû être transportée à l’hôpital pour recevoir des soins.
Les joueurs et les supporters présents sur place ont exprimé leur incompréhension face à cet événement. Dans d’autres villes du pays, y compris à Bangui, les forces de l’ordre sont déployées autour des terrains pendant les matchs pour encadrer les spectateurs et empêcher toute intrusion sur l’aire de jeu. Leur rôle consiste normalement à garantir le bon déroulement des rencontres sportives et à protéger les acteurs du match contre toute perturbation extérieure.
Mais à Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré depuis le nouveau découpage administratif, la situation a choqué la population locale. Un militaire qui roule à moto sur un terrain pendant un match, puis qui agresse physiquement un officiel après avoir été rappelé à l’ordre, voilà ce qui s’est passé ce week-end dans cette ville située à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale. Les témoins ont comparé l’attitude du soldat à celle d’un bandit, lui qui devrait normalement incarner l’autorité et protéger les citoyens.
L’incident survient dans un contexte particulier, juste avant la visite du dictateur de Boy-Rabe dans le cadre de sa tournée pour les Élections prévues le 28 décembre prochain. La préfecture de Mambéré, distincte de Mambéré-Kadéï dont le chef-lieu est Berbérati et de Nana-Mambéré dont le chef-lieu est Bouar, accueillait ce championnat local qui rassemble les jeunes des différents quartiers de Carnot. L’arbitre blessé se trouve actuellement en observation à l’hôpital de la ville où il reçoit les soins nécessaires suite aux coups portés à son visage
Par le correspondant du CNC à Carnot, Martial Béninga….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)