Sam-Ouandja : une nouvelle agression violente d’un jeune par des soldats FACA après une provocation gratuite

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la soirée du dimanche dernier, vers 21 heures, un jeune homme du nom de Cyrille a été sauvagement frappé par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) à Sam-Ouandja. L’agression s’est déroulée alors qu’il rentrait tranquillement du marché avec sa belle-sœur.
En effet, le jeune Cyrille venait d’effectuer quelques achats au bord de la route, où l’animation nocturne attire habituellement les clients en quête de provisions. Sur le chemin du retour, dans le quartier, des soldats FACA, retranchés dans un coin nocturne, ont soudainement braqué leurs torches sur le visage du couple, sans bouger ni prononcer un mot. Leurs faisceaux lumineux aveuglaient Cyrille et sa belle-sœur.
Choqué par ce comportement bizarre, Cyrille s’est demandé qui pouvait agir ainsi en torchant sur les passants comme des voyous criminels. Alors que ce sont bien des soldats FACA. Ils restaient immobiles, leurs torches toujours dirigées vers Cyrille et sa belle sœur. Cette dernière a voulu fuir cette situation inconfortable, pensant à des agresseurs, mais Cyrille l’a retenue, préférant la calmer. Les deux préfèrent continuer leur chemin normalement. Les soldats ont alors éteint leurs lampes.
Arrivé à proximité de l’église catholique de Sam-Ouandja, l’un des soldats a brusquement sorti de l’ombre derrière cyrille et le frappe dans le dos avec un bâton. Le coup était violent et totalement inattendu. Le jeune homme ne comprenait absolument rien à cette agression gratuite.
Surpris et sous le choc, Cyrille s’est retourné pour identifier son agresseur. Il a découvert qu’il s’agissait d’un soldat FACA. Par réflexe d’un homme, il a riposté en frappant le militaire, qui est tombé immédiatement au sol comme un gros sac de manioc de 100 kilos. Pour mieux le salir, Cyrille l’a frappé avec un coup de pied, et le soldat commence à pleurer.
Aussitôt, en écoutant le cri de leur collègue, une dizaine d’autres soldats ont surgi de l’obscurité. Ils étaient nombreux, cachés dans l’ombre depuis le début. Ils ont encerclé Cyrille, l’ont capturé et se sont mis à le tabasser violemment à plusieurs reprises. Après cette correction collective, ils l’ont traîné jusqu’à la gendarmerie.
À la gendarmerie, les gendarmes ont interrogé le jeune homme sur les circonstances de l’incident. Cyrille a expliqué les faits dans leur intégralité. Les gendarmes ont rapidement compris qu’il n’avait commis aucune faute et que les soldats avaient délibérément provoqué l’altercation sans aucun motif valable. Ils avaient amené le jeune pour rien. Cyrille a été libéré immédiatement. Par contre, aucune poursuite n’a été engagée contre les soldats FACA impliqués dans cette agression. Ces militaires circulent toujours librement à Sam-Ouandja.
Rappelons que cette agression de Cyrille intervient quelques heures seulement après un autre incident impliquant des soldats FACA dans la même localité. Dans l’après-midi du même dimanche, vers 16 heures, un jeune dénommé Moussa avait déjà été violemment frappé par onze militaires, fait sur lequel nous avons publié un article mardi dernier. Selon nos informations, ces militaires, qui font face à des difficultés financières suite au non paiement de leurs primes d’alimentation, reçoivent parfois une aide alimentaire de la Minusca sous forme de sardines et de riz. Cherchant à revendre ces denrées pour acheter de la viande, ils avaient sollicité Moussa pour écouler leur marchandise. Le jeune homme avait décliné la proposition, expliquant qu’il devait accomplir un travail urgent. À son retour de cette course, les soldats l’ont intercepté sous un prétexte fallacieux : ses cheveux seraient trop longs et il devrait se faire couper la tête. Les soldats, munis d’un rasoir, ont commencé à brutaliser le jeune pour raser sa tête. Le jeune a eu des blessures partout dans sa tête. Aussitôt, il a menacé d’alerter leur supérieur hiérarchique. Mais au cours de route, les onze militaires lui ont coupé le trajet et l’ont roué de coups avant de le tondre les cheveux de force.
Moïse Banafio…
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