quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE, livre des yaho-yaho à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La colère gronde à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE). Après avoir imposé des tenues de défilé à des prix exorbitants pouvant atteindre 140 000 francs CFA, la directrice générale Renée Bimbo vient de livrer des habits qui provoquent un tollé général parmi le personnel. Des “zagbo”, mal taillés, aux couleurs douteuses, que les employés comparent aux uniformes de prisonniers américains ou aux tenues de travailleurs saisonniers dans les champs mexicains.
La scène de l’essayage, organisée sur ordre de la directrice, a viré au cauchemar pour les agents. Hommes et femmes ont découvert avec stupéfaction des kimonos aux tailles complètement inadaptées. Une employée portant normalement du 38 se retrouve avec du 50. Un homme de taille moyenne hérite d’un habit si large qu’il doit le tenir à deux mains pour éviter qu’il ne tombe. “C’est comme les uniformes qu’on voit dans les prisons américaines, avec des tailles bizarres qui obligent les détenus à tenir leur pantalon pour ne pas qu’il glisse”, témoigne un cadre de l’agence interrogé par la rédaction du CNC.
“Elle nous traite comme des boys, comme des esclaves dans ses champs personnels”, lance une employée révoltée. Pour beaucoup d’agents, le choix de ces “zagbo” n’est pas un accident. C’est un message. Un message d’humiliation délibérée envoyé par une directrice qui ne supporte pas la contestation et qui veut rappeler à son personnel qu’ils sont sous sa domination totale.
La situation est particulièrement difficile pour les femmes. Les tenues qui leur ont été attribuées sont décrites comme “le pire du pire”. Des coupes bizarres, des couleurs criardes, des tissus de mauvaise qualité. Plusieurs employées sont allées protester directement auprès de la directrice. Sa réponse a glacé tout le monde : “Maintenant je connais mes ennemis. Je sais qui sont mes ennemis dans cette agence.”
Autrement dit, venir se plaindre des habits équivaut à se déclarer ennemi de Renée Bimbo. Contester la qualité des tenues, c’est rejoindre le camp des opposants. Le message est clair : vous acceptez ce qu’on vous donne, ou vous êtes marqués comme hostiles.
“Comment une personne qui prétend savoir s’habiller peut-elle nous imposer de telles horreurs ?”, s’interroge un employé. La directrice, qui affiche pourtant une certaine élégance dans sa tenue personnelle, semble avoir délibérément choisi les pires modèles possibles pour ses subordonnés. “Si elle savait vraiment s’habiller, jamais elle n’aurait validé de tels habits. C’est impossible. Ça prouve soit son incompétence totale en matière de style, soit sa volonté de nous humilier”, analyse un autre agent.
Face au désastre, certains employés ont annoncé qu’ils iront chez un couturier à leurs propres frais pour faire reprendre les habits. D’autres, majoritaires, refusent catégoriquement de défiler avec ces tenues. “On va devenir la risée de Bangui si on sort comme ça le 1er décembre. Les autres institutions vont se moquer de nous. C’est inacceptable”, prévient un cadre.
Mais Renée Bimbo a déjà anticipé ce boycott. Elle a prévenu qu’en cas de refus massif du personnel, elle fera appel aux demandeurs d’emploi inscrits à l’ACFPE pour remplacer ses propres agents lors du défilé. Une déclaration qui a achevé de démontrer, aux yeux du personnel, le mépris total de la directrice pour les gens qu’elle est censée diriger.
“Elle va ramasser des chômeurs pour défiler à notre place ? C’est pathétique. Ça montre qu’elle ne comprend rien au fonctionnement d’une administration. Le défilé du 1er décembre, c’est la représentation de l’institution, pas un casting de figurants qu’on remplace comme on veut”, s’insurge un employé.
Cette affaire des “zagbo” vient s’ajouter à une longue liste de griefs contre Renée Bimbo. On se souvient qu’elle avait confisqué la gestion des tenues de défilé pour s’approprier les ristournes de 10 à 20% normalement destinées aux activités sociales du personnel. Elle avait imposé des prix délirants – jusqu’à 140 000 FCFA pour des habits valant 15 000 à 20 000 FCFA sur le marché – tout en écartant le service des ressources humaines du processus de commande.
Aujourd’hui, le résultat est là : des habits indignes, des employés humiliés, une directrice qui traite ses agents en ennemis dès qu’ils osent protester. L’ambiance à l’ACFPE est explosive. Plusieurs sources évoquent des discussions entre délégués du personnel pour envisager des actions collectives si la situation ne change pas rapidement.
Le défilé du 1er décembre, censé être une célébration de la République, risque de devenir le théâtre d’un fiasco monumental pour l’ACFPE. Une agence publique dont la mission est de former des professionnels et de faciliter l’emploi, mais qui n’est même pas capable d’habiller décemment ses propres employés. Une agence dirigée par une femme qui transforme chaque activité institutionnelle en opportunité d’enrichissement personnel et qui traite son personnel avec un mépris que même les administrations les plus dysfonctionnelles du pays n’oseraient pas afficher aussi ouvertement.
Par Gisèle MOLOMA…
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
