Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI qu’ils accusent d’avoir financé les groupes armés en Centrafrique

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Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI qu’ils accusent d’avoir financé les groupes armés en Centrafrique

 

Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le 26 novembre 2025 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le site Actu Cameroun, financé par le groupe Wagner, vient de publier un long article robotique et mécanique pour discréditer la Cour pénale internationale. Le prétexte ? La condamnation de l’humanitaire Martin Joseph Figueira. Le but réel ? Préparer l’opinion à rejeter d’avance toute action de la CPI contre les crimes commis en Centrafrique par les mercenaires russes et le régime Touadéra.

 

 

Cette sortie médiatique précipitée confirme une chose : ils ont peur. Peur que les massacres, les détentions arbitraires, les exécutions sommaires finissent par être jugés. Alors ils attaquent l’institution judiciaire internationale avant qu’elle ne les atteigne.

 

Souvenez-vous, Corbeau News Centrafrique a été le premier média à annoncer l’arrestation de Figueira à Zemio en mai 2024. Nous avons suivi son transfert à Bangui, son passage à l’Office central de répression du banditisme, son incarcération à la prison du Camp De Roux. Notre couverture a été reprise par les médias internationaux. Nous connaissons cette affaire mieux que quiconque. Et nous savons qu’elle n’a jamais eu le moindre lien avec des “groupes armés” ou des “menaces à la sécurité intérieure”.

 

L’arrestation de Martin Joseph Figueira était une opération montée de toutes pièces par les Wagner. Les “preuves” présentées lors du procès ? Des montages, des documents fabriqués pour donner une apparence de légalité à une détention arbitraire. La condamnation à dix ans de travaux forcés prononcée le 4 novembre 2025 n’est que l’aboutissement d’un processus judiciaire entièrement piloté par Wagner, qui contrôle la justice centrafricaine depuis 8 ans. Figueira a servi de monnaie d’échange, d’outil de chantage. Son sort montre comment Wagner transforme la justice centrafricaine en instrument d’extorsion et de pression internationale.

 

Pourquoi cette campagne de propagande maintenant ? Parce que les preuves s’accumulent. Les massacres commis par les mercenaires russes et les FACA dans les provinces centrafricaines sont documentés. Les témoignages de victimes se multiplient. Les détentions arbitraires, les exécutions sommaires, les disparitions forcées : tout est consigné, vérifié, archivé. Wagner et le régime Touadéra savent que la CPI enquête sur ces crimes. Leur stratégie est simple : tenter de discréditer d’avance l’institution qui pourrait les juger.

 

L’article d’Actu Cameroun transforme une affaire judiciaire fabriquée en “preuve” de l’ingérence de la CPI dans les affaires centrafricaines. Le raisonnement est tordu mais délibéré : puisque Figueira communiquait avec la CPI (ce qui fait partie de son travail humanitaire), alors la CPI “finance des groupes armés”. Cette logique absurde vise à criminaliser tout contact avec les institutions internationales. Si communiquer avec la CPI devient un crime, alors plus personne ne pourra documenter les atrocités commises en Centrafrique.

 

L’article cite le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CPI comme un modèle à suivre. Ces trois pays sont précisément des dictatures militaires où Wagner opère en toute impunité, multipliant les exactions contre les populations civiles. Présenter leur retrait comme un acte de “souveraineté” revient à célébrer le droit de massacrer sans rendre de comptes. La rhétorique anti-occidentale déployée dans l’article (“tribunal des Blancs contre les Africains”) est un classique de la désinformation russe. Elle instrumentalise les légitimes critiques historiques contre la CPI pour défendre les pires crimes contemporains. Quand des mercenaires russes violent, torturent et tuent des civils centrafricains, invoquer le “néocolonialisme” pour les protéger est une insulte aux victimes.

 

Cette offensive médiatique témoigne d’une chose : Wagner et le régime Touadéra sont inquiets. Ils savent que leurs crimes ne resteront pas impunis indéfiniment. Ils tentent de construire un narratif préventif, de préparer l’opinion à rejeter toute action de la CPI comme une “ingérence étrangère”. Mais leur précipitation les trahit. Fabriquer une affaire pour discréditer la CPI, puis la présenter comme une preuve de l’ingérence de la CPI, c’est une boucle logique absurde qui ne trompe personne. Le fait qu’ils aient besoin d’un tel montage prouve précisément qu’ils n’ont aucun argument légitime à opposer aux enquêtes en cours.

 

La justice internationale avance lentement, mais elle avance. Les preuves collectées aujourd’hui serviront demain. Chaque massacre documenté, chaque témoignage recueilli, chaque crime enregistré devient une pièce du dossier qui, tôt ou tard, sera ouvert. Wagner peut contrôler ActuCameroun, financer des articles de propagande, fabriquer des affaires judiciaires. Mais il ne peut pas effacer les crimes commis. Les fosses communes restent. Les victimes se souviennent. Les documents existent. La panique visible dans cette campagne médiatique montre que les responsables le savent. Leur temps est compté.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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