Sam-Ouandja : les FACA adoptent les méthodes de Wagner, gifles et menaces de mort pour 100 francs de thé

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, les soldats des Forces Armées Centrafricaines sèment le chaos et la terreur parmi les commerçants. Ils ont adopté exactement les mêmes comportements que leurs maîtres russes de Wagner : consommer sans payer, gifler ceux qui réclament leur argent, menacer de mort pour quelques francs.
En effet, comme tout le monde le sait, les Mercenaires russes du groupe Wagner ont imposé leur méthode partout où ils passent dans le pays dès 2021. Quand ils arrivent par exemple devant un vendeur de michouis (viande grillée), ils demandent un morceau. Le vendeur annonce le prix : 15 000 ou 20 000 francs. Les mercenaires disent “OK”, le vendeur coupe la viande, la prépare, met les aromates et le piment. Et quand il tend la viande aux mercenaires, ceux-ci récupèrent et tournent le dos immédiatement et partent sans payer.
Le commerçant proteste : “Attendez, les 20 000 francs, vous ne payez pas encore ?” Les mercenaires russes répondent invariablement : “Allez voir le président Touadéra, allez demander au président Touadéra, il va payer ça pour toi”.
Cette phrase est devenue leur signature. Ils prennent des cigarettes, de la nourriture, de l’alcool, n’importe quoi. Quand les vendeurs réclament l’argent, les mercenaires leur disent d’aller demander à Touadéra. C’est leur manière de dire : “Nous sommes au-dessus des lois. Votre président nous appartient. Allez vous plaindre à lui si vous osez”.
Cette méthode criminelle, les FACA l’ont copiée intégralement. Formées par Wagner, commandées de facto par Wagner, les FACA sont devenues des mini-Wagner. Elles appliquent les mêmes techniques de racket et de terreur que leurs instructeurs russes.
Justement, à Sam-Ouandja, les soldats FACA achètent quelque chose qui coûte 1000 francs, donnent 200 ou 300 francs, et tournent le dos. Quand le commerçant ose parler, c’est la gifle. C’est la provocation. C’est la menace. C’est exactement ce qui s’est passé la semaine dernière dans cette ville abandonnée du nord-est.
Premier incident : l’affaire du thé à 100 francs. À Sam-Ouandja, comme dans tout le pays, des vendeurs ambulants proposent du thé chaud. Ce sont souvent des musulmans qui transportent un petit fourneau au charbon attaché à une structure mobile. Quand un client veut du thé, ils le chauffent et le servent dans un verre. Le prix : 100 francs CFA le verre.
La semaine dernière, un soldat FACA s’approche d’un vendeur de thé. Il demande un verre de thé. Le vendeur le sert. Le soldat boit tranquillement. Il finit son verre. Il en demande un deuxième. Le vendeur le sert à nouveau. Le soldat boit le deuxième verre, le finit.
Puis il sort 100 francs de sa poche et les tend au vendeur.
Le vendeur, surpris, dit : “Non, mais tu as pris deux verres, c’est 200 francs”.
Le soldat répond : “Non, c’est ce que j’ai, tu dois prendre”.
Le vendeur insiste : “Mais comment ? Tu as bu deux verres à 100 francs chacun, tu dois payer 200 francs”.
Le soldat, sans aucune gêne, déclare : “C’est mon argent, je fais le calcul sur mon argent”.
Le vendeur, incrédule, explique : “Quand tu fais le calcul sur ton argent, tu dois savoir avant de consommer. Si tu n’as que 100 francs, tu consommes un seul verre. Mais tu consommes deux verres et après tu dis que c’est ton calcul ? Même tes collègues soldats, ils viennent ici, ils consomment en fonction de leurs moyens. Nous, on achète le sucre à 2000 francs le kilo, on achète le thé, tout ça coûte. Si tout le monde paie comme toi, on va faire faillite, on ne gagne rien”.
Le soldat ne répond pas par des mots. Il répond par deux gifles. Deux gifles violentes au visage du vendeur.
Le vendeur, choqué, ne réagit pas. Il reste bloqué, figé par la violence de l’agression.
Alors le soldat prend son arme. Il la pointe sur le vendeur. Il simule un tir. Il dit : “Je vais te tirer dessus.”
C’est à ce moment que les gens autour crient au vendeur : “Cours ! Pars ! Il va te tuer !”
Le vendeur s’éclipse dans la foule. Des gens prennent son matériel, son fourneau, son thé, et les mettent en sécurité. Le soldat FACA repart tranquillement à sa base.
Bilan de l’opération : le soldat a consommé deux verres de thé valant 200 francs, n’en a payé que 100, a giflé le vendeur deux fois, l’a menacé de mort avec son arme, et est reparti sans être inquiété.
Deuxième incident : l’affaire des chaussures. La même semaine, un autre soldat FACA se rend au marché de Sam-Ouandja pour acheter des chaussures en plastique, ces sandales en caoutchouc que tout le monde porte. Le vendeur a deux tailles en stock : pointure 40, 42 et pointure 43
Quand le vendeur voit le pied du militaire, il lui conseille : “Il faut prendre la pointure 42. Si tu prends la 40, ça ne va pas te tenir, c’est trop petit pour toi”.
Le militaire refuse : “Non, la 40 c’est largement suffisant pour moi, je vais prendre la 40”.
Le vendeur insiste : “Mais regarde ton pied, la 40 sera trop serrée”.
Le militaire : “Tu connais mon pied mieux que moi ? Je prends la 40”.
Le vendeur abandonne : “Comme tu veux, tu connais ton pied”.
Le militaire paie normalement, prend la pointure 40, et repart à sa base. Il essaie de porter les chaussures. Évidemment, elles sont trop petites. Il force, force, force. Comme c’est du plastique élastique, les chaussures se déforment, s’étirent, se déchirent.
Le militaire revient au marché avec les chaussures déformées. Il les tend au vendeur : “Non, les chaussures sont trop petites. Je vais changer, prendre la plus grande taille que tu m’as proposée”.
Le vendeur regarde les chaussures abîmées : “Non, mais tu as déjà pris les chaussures et elles sont déchirées, déformées. Je ne peux pas te les reprendre. Soit tu paies pour une nouvelle paire, soit tu gardes celles-là. Je ne peux pas te les reprendre”.
Le militaire ne dit rien. Il repart à sa base. Une heure plus tard, il revient avec plusieurs de ses compagnons soldats. Ils se jettent sur le vendeur. Ils le tabassent, le frappent, le rouent de coups. Ils prennent la nouvelle paire de chaussures sans payer. Et ils repartent en laissant le vendeur ensanglanté sur le sol du marché.
Bilan : le militaire a acheté des chaussures, n’a pas suivi les conseils du vendeur, a abîmé les chaussures par sa faute, est revenu se plaindre, a refusé de payer pour une nouvelle paire, est revenu avec ses collègues, a tabassé le vendeur, a volé une nouvelle paire de chaussures, et est reparti sans être inquiété.
Ces deux incidents à Sam-Ouandja ne sont que des exemples parmi des dizaines d’autres qui se produisent chaque semaine dans cette ville. Les soldats FACA déployés là-bas se comportent exactement comme les mercenaires russes du groupe Wagner : ils consomment sans payer, ils volent, ils frappent ceux qui protestent, ils menacent de mort pour quelques francs.
Les commerçants de Sam-Ouandja vivent dans la terreur. Quand ils voient un soldat FACA approcher de leur étal, ils savent déjà qu’ils vont perdre de l’argent. Soit le soldat ne paiera pas, soit il paiera une fraction du prix, soit il prendra la marchandise de force. Et s’ils osent protester, ils recevront des gifles, des coups, ou des menaces de mort.
Cette situation démontre que Touadéra n’a pas formé des soldats. Il a formé des bandits. Les FACA ne sont plus une armée nationale au service du peuple. Elles sont devenues une milice criminelle qui terrorise, vole et frappe la population qu’elle est censée protéger.
Les soldats FACA de Sam-Ouandja ont appris de leurs maîtres russes. Wagner leur a enseigné que l’uniforme donne tous les droits : le droit de voler, le droit de frapper, le droit de menacer, le droit de tuer. Et les FACA appliquent ces leçons avec zèle.
Le commandement des FACA est parfaitement au courant de ce qui se passe à Sam-Ouandja. Les officiers supérieurs savent que leurs soldats terrorisent les commerçants. Mais ils ne font rien. Parce que ces comportements sont encouragés. Parce que les soldats ne reçoivent pas leurs primes globales d’alimentation et doivent “se débrouiller” en volant la population.
Les autorités locales de Sam-Ouandja sont impuissantes. Elles ne peuvent rien faire contre les soldats FACA qui ont les armes et l’impunité. Les commerçants n’osent pas porter plainte parce qu’ils savent que les soldats reviendront les tabasser encore plus violemment.
Sam-Ouandja, comme Zémio, comme Ndassima, comme Bossangoa, comme des dizaines d’autres villes centrafricaines, est devenue une zone d’occupation militaire où les FACA se comportent en forces d’occupation étrangères qui pillent et terrorisent la population locale.
Les habitants de Sam-Ouandja se demandent : à quoi sert d’avoir chassé les groupes armés si c’est pour être terrorisés par notre propre armée ? Les rebelles volaient et frappaient. Les FACA volent et frappent. Quelle est la différence ?
La différence, c’est que les FACA portent l’uniforme national et sont payées par l’État centrafricain. Elles sont censées protéger la population. Au lieu de cela, elles la terrorisent. C’est une trahison totale de leur mission.
Touadéra a transformé l’armée centrafricaine en gang de criminels. Formées par Wagner, les FACA ont adopté les méthodes criminelles de leurs instructeurs russes. À Sam-Ouandja comme partout ailleurs, elles appliquent la doctrine Wagner : terroriser, voler, frapper, menacer.
Mais tant que Touadéra restera au pouvoir, protégé par Wagner, rien ne changera. Les FACA continueront à terroriser les commerçants de Sam-Ouandja. Et le peuple centrafricain continuera de souffrir sous les bottes de soldats devenus bandits.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
