Vakaga : Les Mercenaires russes préparent une offensive massive contre les rebelles du PRNC à Sam-Ouandja

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner sont arrivées en masse à Sam-Ouandja ce dimanche 28 septembre 2025 pour lancer des opérations d’envergure contre les rebelles du PRNC de Nourd Gregaza dans la Vakaga.
La préfecture de la Vakaga s’apprête à vivre de nouveaux affrontements d’envergure avec l’arrivée massive de mercenaires russes à Sam-Ouandja. Ce dimanche 28 septembre 2025, les forces Wagner ont déployé d’importants moyens militaires dans cette sous-préfecture pour mener une offensive contre les rebelles du PRNC.
Cette mobilisation militaire intervient dans un contexte stratégique particulier. La fin de la saison des pluies approche, ouvrant traditionnellement la période des grandes offensives militaires en République centrafricaine. Les conditions météorologiques difficiles de ces derniers mois avaient considérablement limité les mouvements des différentes forces en présence.
Les mercenaires russes préparent une opération d’envergure avec des moyens considérables. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ils mobilisent des moyens aériens incluant des hélicoptères, des blindés, des motos tout-terrain et tout l’arsenal nécessaire à une campagne militaire de grande ampleur. Cette accumulation de matériel témoigne de l’importance accordée à cette offensive.
L’objectif de cette opération est clairement identifié : traquer et neutraliser les hommes de Nourd Gregaza, leader des rebelles du PRNC dans la région. Ce groupe rebelle maintient depuis des mois une présence significative dans plusieurs localités de la Vakaga, défiant l’autorité gouvernementale et la présence des forces russes.
Les rebelles du PRNC ne restent pas passifs face à cette mobilisation. Ils se renforcent également en prévision de l’affrontement à venir, mobilisant leurs combattants dispersés dans la région. Cette montée en puissance des deux camps laisse présager des combats particulièrement intenses.
La zone d’opération s’étend sur plusieurs sous-préfectures stratégiques. Les rebelles du PRNC sont principalement concentrés autour de Sam-Ouandja, Ouanda-Djallé et dans la région de Ouadda-Maïkaga. Ces trois localités constituent leur bastion principal dans l’extrême nord-est du pays.
Cette répartition géographique des forces rebelles complique considérablement la tâche des mercenaires russes qui devront mener des opérations sur plusieurs fronts simultanément. La connaissance du terrain par les rebelles constitue également un avantage tactique non négligeable.
La saison sèche qui se profile à l’horizon change complètement la donne militaire dans cette région. Les pistes deviennent praticables, les cours d’eau baissent, facilitant les déplacements de troupes et de matériel. Cette période est traditionnellement celle des grandes offensives dans cette partie du pays.
Les deux camps semblent conscients de ces enjeux saisonniers et se préparent en conséquence. L’offensive pourrait débuter dans les prochains jours, probablement entre lundi et mercredi, selon les préparatifs tactiques des mercenaires russes.
Cette mobilisation intervient dans un contexte plus large de tensions dans la Vakaga. La région connaît depuis plusieurs mois des incidents récurrents impliquant les mercenaires russes, les groupes soudanais et les populations civiles. Cette nouvelle offensive risque d’aggraver encore l’instabilité régionale.
La présence massive de rebelles du PRNC dans la brousse de la Vakaga témoigne de leur capacité de résistance face aux différentes opérations menées contre eux. Malgré les pressions militaires, ils maintiennent une structure organisée et une capacité opérationnelle significative.
L’implication directe des mercenaires Wagner dans cette offensive confirme leur rôle central dans la stratégie militaire du gouvernement centrafricain. Ces forces étrangères mènent désormais directement les opérations les plus importantes, reléguant les forces nationales au second plan.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)