une vingtaine des personnes massacrées dans la Nana-Mambéré par les Mercenaires russes

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes ont tendu un guet-apens mortel à une dizaine des combattants de la CPC qui acceptaient de déposer leurs armes, tuant neuf rebelles et plusieurs civils.
Un nouveau massacre vient d’endeuiller la préfecture de la Nana-Mambéré où les mercenaires du groupe Wagner ont organisé un guet-apens particulièrement cynique. Dans la nuit du 26 septembre 2025, neuf combattants de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), sous le commandement du général Marcel Ndalé, ont été tués alors qu’ils venaient pour déposer leurs armes dans le cadre du processus de désarmement.
Cette tragédie trouve ses origines dans les négociations qui ont suivi l’accord de Ndjamena du 19 avril 2025. Pendant que le gouvernement négociait officiellement avec les 3R et l’UPC, d’autres groupes composant la CPC restaient exclus de ces pourparlers. Cette exclusion avait poussé certains éléments de la CPC à chercher individuellement des voies de réconciliation.
Les mercenaires russes, agissant au nom du gouvernement, avaient alors contacté le général Marcel Ndalé pour tenter de le convaincre de déposer les armes. Méfiant, Ndalé avait posé ses conditions : il exigeait un appel téléphonique direct du président Touadéra pour discuter des modalités du désarmement. Cette demande témoignait de sa volonté de s’assurer de la sincérité du processus.
Face au refus du général Ndalé de négocier avec des intermédiaires, Wagner a changé de tactique. Les mercenaires se sont tournés vers ses combattants, tentant de les convaincre individuellement d’abandonner leur chef et de déposer leurs armes. Cette approche de division interne visait à affaiblir la CPC en détachant progressivement ses éléments.
Une dizaine de combattants de Ndaley ont finalement accepté ces propositions de désarmement. Convaincus par les promesses de réintégration, ils ont accepté de se rendre à un point de rendez-vous fixé par les négociateurs pour remettre officiellement leurs armes aux autorités.
Ce qui devait être une cérémonie de désarmement s’est transformé en piège mortel. Les combattants de la CPC, arrivés en toute confiance au lieu de rendez-vous, ont été accueillis par une opération de ratissage menée par Wagner. Au lieu de recevoir leurs armes, les mercenaires russes ont ouvert le feu sur ces hommes qui venaient se rendre.
Le bilan de ce guet-apens est lourd : neuf combattants de Ndalé ont été tués sur place. Plusieurs civils présents dans la zone ont également péri dans cette opération. Cette tuerie délibérée d’hommes venus se désarmer constitue une violation grave des lois de la guerre et des accords de désarmement.
Pour tenter de voiler cette exécution sommaire, l’état-major centrafricain des armées, sous la décision du groupe Wagner, a publié un communiqué mensonger sur les réseaux sociaux. Ce document de propagande présente l’incident comme une “opération des Forces armées centrafricaines” ayant “ciblé le campement des éléments du groupe armé CPC de Marcel Ndalé” qui “préparait une attaque contre un convoi humanitaire”.
Cette version officielle affirme que “tous les éléments, au nombre de dix-sept, ont été neutralisés, dont le général Ibrahim Ndalé et deux autres chefs rebelles de la CPC”. Cette désinformation grossière vise à justifier rétrospectivement le massacre en présentant les victimes comme des agresseurs potentiels.
La différence entre les faits réels et la version officielle est frappante. Le communiqué parle de dix-sept morts incluant des chefs rebelles, alors que la réalité montre neuf combattants de base venus se désarmer. Cette manipulation de l’information témoigne de la volonté de masquer la nature criminelle de cette opération.
Ce massacre par traquenard aura des conséquences dramatiques sur tous les futurs processus de désarmement. Comment convaincre d’autres combattants de déposer leurs armes quand ils voient leurs camarades tués après avoir fait confiance aux promesses gouvernementales ? Cette trahison détruit toute crédibilité des initiatives de réconciliation.
L’opération de Wagner révèle aussi leur stratégie de manipulation des processus de paix. Au lieu de faciliter le désarmement, ils utilisent ces processus pour attirer leurs ennemis dans des pièges mortels. Cette méthode transforme chaque négociation en potentiel guet-apens.
Cette tuerie pose également la question de la responsabilité du gouvernement centrafricain. En laissant Wagner agir en son nom, le régime de Touadéra devient complice de ces crimes de guerre. Le communiqué officiel signé par le ministère de la Défense officialise cette complicité.
Le général Marcel Ndalé avait eu raison de se méfier des intermédiaires. Son exigence d’un contact direct avec le président Touadéra témoignait de sa compréhension des risques. Malheureusement, ses combattants ont payé de leur vie leur confiance dans les promesses de désarmement.
Cette affaire démontre l’impossibilité de négocier sérieusement avec un gouvernement qui sous-traite ses négociations à des mercenaires étrangers. Wagner ne cherche pas la paix mais l’élimination physique de ses adversaires par tous les moyens, y compris la tromperie.
Le massacre de la Nana-Mambéré s’ajoute à la longue liste des crimes commis par Wagner en République centrafricaine. Cette escalade dans l’horreur transforme chaque processus de paix en piège mortel pour ceux qui acceptent de faire confiance aux autorités.
Au final, ce nouveau massacre confirme que Wagner considère le désarmement non comme un processus de réconciliation mais comme une opportunité d’éliminer facilement ses ennemis en les attirant dans des traquenards mortels, détruisant ainsi toute perspective de paix durable en République centrafricaine.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)