Nouveau massacre de civils à Ndassima : les mercenaires russes ouvrent le feu sur une manifestation

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ndassima, dans la préfecture de la Ouaka,une dizaine de personnes tuées par des mercenaires russes du groupe Wagner, et le village est totalement vidé de ses habitants.
En effet, le samedi 27 septembre 2025, vers 13 heures, à Ndassima, localité située à 60 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, des mercenaires russes du groupe Wagner ont tué une dizaine de civils lors d’une manifestation. Ces criminels russes de Poutine du groupe Wagner ont réprimé dans le sang une protestation déclenchée par l’arrestation injuste de jeunes orpailleurs sur le site minier.
Rappelons que quelques jours auparavant, une dizaine de mineurs artisanaux avaient été arrêtés et enfermés dans des conteneurs, accusés de vol de minerais. Leurs familles, soutenues par leurs amis, ont organisé ce samedi 27 septembre 2025 une marche pacifique pour exiger leur libération. Mais la réponse des mercenaires russes a été immédiate : un manifestant a été abattu d’une balle, déclenchant la colère des autres manifestants. Dans leur révolte, ils ont détruit un pont servant à l’approvisionnement en eau des mercenaires ainsi qu’une motopompe indispensable à l’exploitation du site aurifère des russes.
Cette action de défiance ouvre la voix aux mercenaires russes de commettre plus de crimes. En voulant punir les manifestants de leurs actes, les mercenaires ont lancé une vaste opération militaire de grande ampleur contre ces civils non armés, utilisant d’armes lourdes et légères en continue pour réprimer dans le sang les manifestants, provoquant la mort d’au moins dix civils. Les cadavres ont été transportés vers Bambari, tandis que les survivants fuyaient dans la brousse. Le village de Ndassima s’est retrouvé presque entièrement désert.
Il y’a lieu de rappeler que les violences de Ndassima s’ajoutent à une longue liste d’exactions commises par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le pays. Le 5 septembre 2025, au même endroit, dix jeunes orpailleurs avaient été capturés puis exécutés après des sévices. En février de la même année, à Bodjomo, plusieurs civils avaient été égorgés et mutilés. Dans chaque cas, les mercenaires justifient leurs actes par la sécurisation des sites miniers, alors qu’il s’agit en réalité d’imposer leur contrôle sur l’or et d’asseoir leur domination par la peur.
Devant ces crimes répétés, l’attitude du gouvernement centrafricain est toujours les même : silence total. On fait comme si on ne sait rien. On ne connait pas l’histoire, et on s’en fout. Dans ce contexte, aucune condamnation n’a été formulée depuis Bangui, laissant la population conclure à une complicité. Dans les villages, une phrase circule désormais avec amertume : « Laisse Wagner tuer. » Les familles endeuillées savent qu’aucune justice ne viendra tant que le pouvoir se tait.
Ce silence, ajouté à l’absence d’enquêtes crédibles, alimente un sentiment d’impunité qui encourage la poursuite des massacres. Les organisations locales et internationales exigent que des enquêtes indépendantes soient ouvertes et que ces crimes soient reconnus pour ce qu’ils sont : des crimes de guerre. La Minusca, les ONG et la communauté internationale sont pressées d’agir pour protéger les populations, pendant que Ndassima se vide de ses habitants et reste marqué par la peur et le deuil.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)