Bangui : Le directeur du DDR Abdoulaye Déya violemment agressé par ses anciens complices et se trouve dans un état critique

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Abdoulaye Déya, frère du ministre délégué au DDR et directeur de cette institution, a été sauvagement tabassé par ses anciens associés au quartier PK5 pour des raisons qui demeurent toujours obscures.
Une agression particulièrement violente a touché le quartier PK5 de Bangui, plus précisément dans la zone de Koudoukou, où Abdoulaye Déa, directeur du Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), a été sauvagement tabassé par un groupe d’individus bien identifiés. Cette attaque, qui a laissé la victime dans un état critique, découvre au passage les liens troubles entre certains soi-disant responsables et les milieux criminels de la capitale Bangui.
Abdoulaye Déya n’est pas un inconnu dans les cercles du régime actuel. Il est le frère cadet d’Albert Thoumou Déya, ministre délégué chargé du DDR dans le gouvernement actuel du premier ministre Félix Moloua. Cette relation familiale lui a ouvert les portes d’un poste ministériel qu’il occupe actuellement : la direction du DDR, institution chargée de la réintégration des anciens combattants.
L’incident s’est produit la semaine dernière dans un contexte qui en dit long sur le mode de vie du directeur du DDR. Abdoulaye Déya fréquentait régulièrement depuis des années un établissement du quartier Koudoukou où il avait l’habitude de fumer la chicha avec un groupe d’amis. Ces séances de consommation de narguilé, pratique courante dans certains milieux de la capitale, rassemblaient un groupe de personnes qui se connaissaient bien et entretenaient des relations de longue date.
Mais cette familiarité s’est soudain transformée en violence. Pour des raisons encore floues, les compagnons habituels d’Abdoulaye Déya l’ont accusé de trahison. Les détails de cette accusation restent mystérieux, mais elle a suffi à déclencher une agression d’une rare violence. Quatre à cinq individus se sont acharnés sur le directeur du DDR, le rouant de coups jusqu’à le laisser dans un état critique.
La victime souffre actuellement de blessures graves qui nécessitent des soins médicaux importants. L’ampleur des violences subies témoigne de la rage de ses agresseurs et de la gravité du différend qui les opposait. Cette agression entre anciens complices dévoile un aspect méconnu de la personnalité et des fréquentations du directeur du DDR.
Les tentatives d’enquête menées par la rédaction du CNC depuis trois jours se heurtent à la loi du silence qui règne dans le quartier Koudoukou. Cette zone de Bangui, également connue sous le nom de KM5 (Kilomètre 5), est réputée pour abriter des éléments peu recommandables qui vivent selon leurs propres codes. L’omerta qui caractérise ce milieu rend difficile l’obtention d’informations précises sur les circonstances exactes de l’agression.
Le profil d’Abdoulaye Déya lui-même pose des questions sur les critères de nomination aux postes de responsabilité dans l’administration centrafricaine. Selon plusieurs sources, le directeur du DDR ne serait pas étranger aux activités criminelles du quartier de la capitale. Son passé semble entaché par des accusations de participation à des troubles intercommunautaires qui ont secoué plusieurs localités centrafricaines du nord-Est du pays.
Ces accusations font notamment référence aux violents conflits intercommunautaires de 2020 qui ont opposé différents groupes ethniques, notamment les Kara, Rounga, Goula et Sara. Selon certaines versions, Abdoulaye Déa aurait joué un rôle dans le déclenchement de ces affrontements avant de fuir la région de Birao pour se réfugier à Bangui.
Une fois arrivé dans la capitale, il aurait poursuivi ses activités douteuses dans le quartier PK5, zone connue pour ses trafics en tout genre. Sa nomination au poste de directeur du DDR, obtenue grâce à l’influence de son frère ministre, ne l’aurait donc pas détourné de ses anciens réseaux ni de ses pratiques antérieures.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)