MLPC : Martin Ziguélé réélu à la tête du parti pour cinq ans, six militants exclus définitivement

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a achevé ce vendredi 13 septembre 2025 les travaux de son 5ème Congrès ordinaire, tenu du 9 au 10 septembre à Bangui. Cette grand-messe politique a été marquée par plusieurs décisions majeures qui redéfinissent l’architecture du parti d’opposition.
Sans surprise, Martin Ziguélé a été réélu à l’unanimité à la présidence du MLPC pour un nouveau mandat de cinq ans. Cette reconduction témoigne de la confiance maintenue des militants envers l’ancien Premier ministre, figure emblématique de l’opposition centrafricaine depuis plusieurs décennies. Le nouveau Bureau Politique compte désormais cinq vice-présidents : Jean Olona (1er), Bernard Dillah (2ème), Gérard Doulpanga (3ème), Jean Jacques Sanze (4ème) et Christophe Ndouba (5ème). Alexis Yanoy Ngandele a été confirmé au poste stratégique de Secrétaire Général.
Parallèlement à ces nominations, le congrès a procédé au renouvellement de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, désormais présidée par Boui Mbaïkoua, et du Conseil des Sages confié à Marcel Loudégué. Ces nominations s’inscrivent dans une logique de rajeunissement et de diversification des instances dirigeantes. Les congressistes ont également révisé et adopté de nouveaux textes de base pour adapter le parti “à l’évolution du moment”, selon les termes du communiqué officiel.
Toutefois, la mesure la plus spectaculaire du congrès concerne l’exclusion définitive de six militants, adoptée à l’unanimité. Il s’agit de Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Jacquesson Mazette, Etienne Malekoudou, Christian Gonedere, Gérard Deganendji et Josephat Tagotto. Ces sanctions disciplinaires témoignent des tensions internes qui traversent le MLPC et de la volonté de la direction de resserrer les rangs autour de la ligne officielle du parti.
Sur le plan organisationnel, le MLPC revendique avoir organisé ce congrès exclusivement grâce aux contributions de ses “militantes, militants, sympathisants et amis”. Cette précision vise probablement à souligner l’indépendance financière du parti face aux critiques récurrentes sur le financement des formations politiques centrafricaines. La participation de délégués venus “de toutes les fédérations du pays, y compris des zones les plus reculées, ainsi que de l’étranger” est mise en avant pour légitimer les décisions prises.
Enfin, dans un paragraphe particulièrement ferme, la nouvelle direction avertit que Martin Ziguélé constitue désormais “l’unique autorité du MLPC habilitée à s’exprimer et à poser tout acte en son nom”. Toute tentative d’expression “sous de fallacieuses et fantaisistes dénominations” sera poursuivie devant les tribunaux. Cette mise en garde suggère l’existence de voix dissidentes au sein du mouvement et la volonté de la direction d’éviter toute récupération ou usurpation de l’identité du parti.
Membre de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste, le MLPC sort de ce 5ème congrès avec une direction renouvelée mais des défis internes manifestes, dans un contexte politique centrafricain en constante évolution.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)