Touadéra choisit la ville de Paoua pour lancer l’année scolaire 2025 – 2026 : spectacle électoral à deux mois des élections
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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro programme son show éducatif pour le 6 octobre dans une ville où les écoles manquent de tout, mais où les caméras captureront parfaitement son message de campagne.
Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a trouvé son nouveau décor électoral : Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, accueillera le 6 octobre prochain le lancement solennel de l’année scolaire 2025-2026. Cette ville du nord-ouest, choisie pour sa capacité à incarner les “défis et espoirs” de l’éducation rurale selon la communication officielle, servira de toile de fond à un événement qui tombe à point nommé : quatre mois exactement avant les élections de décembre.
L’école préfectorale Mixte 1 de Paoua va vivre sa grande journée médiatique. Les autorités ont choisi ce site avec soin, non pas pour sa modernité ou ses équipements exemplaires, mais pour son potentiel symbolique. Une école de brousse qui permettra au président de jouer la carte de la proximité avec les “vraies difficultés” de l’éducation centrafricaine, tout en évitant soigneusement de montrer l’état réel des infrastructures scolaires du pays.
Le Conseil des ministres du 4 septembre a validé cette opération de communication sous une thématique qui sonne comme un slogan de campagne : “Renforcer les connaissances fondamentales à travers la lecture, l’écriture et le calcul pour la réussite de nos élèves”. Derrière cette formule convenue se cache une réalité que le président préfère occulter : des milliers d’élèves centrafricains peinent encore à accéder à ces fameux “fondamentaux” faute d’écoles, de professeurs ou de matériel pédagogique.
Bruno Yapandé, ministre de l’administration du territoire, a présenté le dossier en remplacement du ministre de l’Éducation nationale. Ce changement d’interlocuteur en dit long sur la nature politique de l’événement : quand l’éducation devient un enjeu électoral.
La mise en scène promet d’être grandiose. Le président compte mobiliser “l’ensemble des corps constitués de l’État”, la “communauté éducative dans son entièreté” et les “partenaires techniques et financiers”. Cette armada de personnalités officielles débarquera à Paoua pour une journée, le temps de quelques discours et photos de groupe, avant de repartir vers Bangui en laissant l’école locale retrouver sa routine quotidienne faite de manques et d’improvisation.
Le gouvernement se gargarise également des “enseignants intégrés dans la fonction publique” en 2024-2025, chiffre qui fait mouche dans les statistiques mais qui cache mal les réalités du terrain.
L’événement s’inscrit dans ce que les autorités appellent pompeusement la “stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique”. Cette référence aux grands engagements internationaux permet au gouvernement centrafricain de donner une dimension continentale à sa communication, alors que les problèmes restent dramatiquement locaux : classes surpeuplées, absence de manuels scolaires, infrastructures délabrées, enseignants non payés pendant des mois.
Le timing de cette cérémonie interpelle. Organiser un grand show éducatif quatre mois avant des élections relève d’un calcul politique évident. Touadéra mise sur l’éducation pour redorer son blason auprès d’un électorat qui n’a pas oublié les promesses non tenues des mandats précédents. Cette stratégie de communication intensive dans un secteur sensible vise à créer une dynamique positive avant les échéances électorales.
Le choix de Paoua n’est pas innocent non plus. Cette ville du nord-ouest permet au président de montrer qu’il s’intéresse aux régions périphériques, souvent oubliées par le pouvoir central. Mais ce déplacement présidentiel ne changera rien à la situation éducative locale une fois les caméras parties. Les élèves de Paoua retourneront à leurs difficultés quotidiennes, et le président à ses préoccupations électorales.
Cette opération de communication coûtera cher aux finances publiques. Transport du président et de sa délégation, sécurisation du site, organisation logistique, frais de protocole : la facture de cette journée de propagande électorale pourrait financer l’équipement de plusieurs écoles rurales. Mais l’investissement en vaut la chandelle pour un président en campagne.
L’ironie de la situation saute aux yeux : un chef d’État qui voyage en hélicoptère Wagner pour éviter les routes impraticables de son pays vient donner des leçons d’éducation dans une ville où les enseignants doivent parfois marcher des heures pour rejoindre leur école. Cette déconnexion entre la réalité présidentielle et celle des acteurs de terrain résume parfaitement l’état de l’éducation en République centrafricaine.
Le 6 octobre, Paoua vivra donc sa journée de gloire médiatique. Les discours fusent, les promesses pleuvront, les engagements se multiplieront. Puis le silence retombera sur cette ville qui aura servi de décor à une mise en scène électorale, en attendant peut-être la prochaine opération de communication du pouvoir centrafricain.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
