Criminalité transfrontalière avec le Soudan : quand le gouverneur de Fertit Thierry Evariste Binguinendji répond pathétiquement que “C’est un problème international
Confronté à la question du journaliste, le gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji refuse d’assumer ses responsabilités sécuritaires dans la Vakaga sur la Radio Ndékè Luka.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Thierry Evariste Binguinendji persiste dans l’inaction malgré l’insécurité grandissante qui frappe sa région administrative depuis des mois.
Les journalistes de Radio Ndékè Luka ont posé les bonnes questions à Thierry Evariste Binguinendji. Comment expliquer que des bandits soudanais traversent la frontière sans aucun contrôle ? Pourquoi les populations de Birao vivent-elles dans la peur permanente ? La réponse du gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji a désarçonné ses interlocuteurs.
“Le problème de la frontière, vous savez que c’est un problème international. Ce n’est pas moi qui vais gérer ça maintenant”, a déclaré Binguinendji. Une esquive qui surprend quand on sait que des criminels armés circulent librement dans sa région avec “des motos, des véhicules, à pied comme ils veulent”.
Cette dérobade du gouverneur Thierry Evariste Binguinendji devient encore plus gênante quand il avoue connaître les détails de l’insécurité. Sur les ondes de la Radio Ndékè Luka, Thierry Evariste Binguinendji va plus loin dans ses révélations : “Il y a des complicités au niveau de la ville qui font que ces séries de virus puissent continuer et s’étendre dans beaucoup de villages autour de Birao”.
Le gouverneur connaît donc l’existence de réseaux criminels locaux. Il sait que des habitants de sa région collaborent avec les bandits. Pourtant, aucune arrestation n’a eu lieu. Aucune enquête n’a été ouverte. Binguinendji se contente de constater sans bouger le petit doigt.
Ce qui choque davantage, c’est que Thierry Evariste Binguinendji prétend que la sécurité frontalière ne relève pas de ses attributions. Cette affirmation tombe à côté. Un gouverneur de région coordonne justement les services de sécurité sur son territoire. Il peut mobiliser la gendarmerie, organiser des patrouilles, renforcer la surveillance des points de passage.
L’argument juridique de Binguinendji ne tient pas la route. Aucun texte n’interdit à un représentant de l’État d’agir pour protéger les populations sous sa responsabilité. Au contraire, c’est exactement ce qu’on attend de lui.
Mais voilà la réalité depuis que le couvre-feu a été instauré à Birao : pendant que Thierry Evariste Binguinendji multiplie les interviews radio, les habitants subissent les conséquences de son inaction. Des villages entiers se vident. Les marchés ferment. Les enfants n’vont plus à l’école. La vie normale s’est arrêtée dans cette partie du Fertit. Le gouverneur, le gouvernement central, même le président semblent s’en moquer totalement.
Les témoignages remontent régulièrement vers la capitale. Tous décrivent la même réalité : des bandits qui opèrent en toute liberté sur le territoire administré par Thierry Evariste Binguinendji. Une région abandonnée par son premier responsable et par l’ensemble des autorités nationales.
Pourtant, les solutions restent à portée de main pour Binguinendji. Il peut demander le renforcement des effectifs militaires. Il peut installer des barrages fixes aux points sensibles. Il peut lancer des opérations de ratissage dans les zones où se cachent les criminels qu’il dénonce publiquement.
Le gouverneur du Fertit préfère visiblement les plateaux de la Radio Ndékè Luka aux réunions de crise avec ses services de sécurité. Une priorité discutable quand sa région brûle et que personne au sommet de l’État ne semble s’en préoccuper.
L’excuse internationale que brandit constamment Thierry Evariste Binguinendji ne convainc plus personne. Les Tchadiens gèrent bien leur frontière avec le Soudan. Les Camerounais contrôlent leurs passages avec leurs voisins. Pourquoi Binguinendji n’y arriverait-il pas ? Pourquoi l’État centrafricain abandonne-t-il cette région stratégique ?
La vérité dérange : le gouverneur du Fertit a abandonné une partie de son territoire aux criminels. Sa déclaration sur Radio Ndékè Luka le confirme noir sur blanc. Binguinendji ne veut pas agir, et visiblement, personne ne l’y oblige.
Depuis l’instauration du couvre-feu à Birao, une évidence s’impose : les habitants retiendront cette interview de leur gouverneur sur Radio Ndékè Luka. Ils sauront désormais que Thierry Evariste Binguinendji connaît leurs problèmes mais refuse de les résoudre. Ils comprendront que leur sécurité ne figure ni dans les priorités de leur gouverneur, ni dans celles du gouvernement central, ni dans celles du président de la République.
L’insécurité continuera donc de gangrener le Fertit tant que Binguinendji restera sur ses positions et tant que l’indifférence générale persistera au sommet de l’État. Son passage radiophonique restera dans les mémoires comme l’aveu public d’un abandon collectif face au défi sécuritaire de cette région oubliée.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
