CENTRAFRIQUE : sur la route de l’enfer entre GALO et ABA. QUAND LES SOLDATS FACA DEVIENNENT des grands bandits
Entre extorsion et violence, les soldats FACA, les gendarmes, les policiers transforment ce trajet de 70 km entre Gallo et Abba en parcours du combattant pour les usagers.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Sur cette route maudite qui serpente entre Gallo et Abba, la République centrafricaine montre clairement son visage le plus hideux. Ici, à 60 kilomètres de Bouar, l’uniforme militaire n’est plus un symbole de protection mais un étendard de terreur. Les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) ont abandonné leur serment pour endosser le costume des rebelles, transformant chaque kilomètre en un tribunal de racket sauvage où la cruauté règne en maître absolu.
Pendant que le gouvernement centrafricain se félicite d’avoir supprimé les barrages sur l’axe principal Bangui-Béloko, les routes de l’intérieur racontent une histoire différente. À Gallo par exemple, située à 60 kilomètres de Bouar, quitter la route goudronnée pour s’enfoncer vers Aba devient un calvaire financier pour tous les usagers.
Les usagers de cet axe de la mort doivent franchir quatre points de contrôle entre Gallo et Aba : à Gallo, puis à Zarami, Fo et Diba. À chaque arrêt, les FACA exigent de l’argent, accompagnés de gendarmes, policiers, agents phytosanitaires et représentants de la mairie. Cette coalition impose des “droits de passage dit formalité “ qui n’existent dans aucun texte officiel.
Ici, la barbarie ne connaît ni âge ni pitié. Les tarifs de formalité varient selon les documents en possession des usagers. Ceux qui n’ont pas de carte d’identité nationale paient plus cher. Les adolescents de 13 ou 14 ans ne bénéficient d’aucune exemption. Même les bébés accompagnant leurs parents sont comptabilisés dans le “péage”. Une aberration qui montre l’étendue de la prédation.
Des pierres, des troncs d’arbres et des dos d’âne posés sur la route, bloquent physiquement le passage. Impossible de contourner ou de fuir. Les conducteurs de moto, principal moyen de transport dans la région, doivent s’acquitter de taxes pour leur moto en plus des sommes réclamées pour les passagers.
Face à l’urgence de la mort, face aux pleurs d’un mourant qui agonise, ces voleurs en uniforme restent de marbre. Aucune détresse humaine ne peut émouvoir leurs cœurs de pierre. L’argent prime sur la vie, le profit sur la compassion. Un père transportant son enfant mourant vers l’hôpital ? Qu’il paie d’abord la formalité de passage. Une mère en couches en détresse ? Ses gémissements ne vaudront jamais les billets froissés qu’elle devra sortir de son pagne.
Ainsi, dans ce contexte, refuser de payer expose l’usager à des conséquences immédiates : confiscation de la moto ou du vélo, coups, détention. Les agents ne font aucune exception, même en cas d’urgence médicale ou de deuil.
Cette indifférence montre clairement la transformation de ces hommes en uniforme. Ils ne voient plus dans les voyageurs des concitoyens à protéger mais des sources de revenus à exploiter.
Ainsi, les sommes collectées par ces barbares se chiffrent en millions de francs CFA chaque mois. Cet argent remonte la hiérarchie selon un schéma bien connu: les hommes sur le terrain reversent une partie à leurs chefs d’unité, qui transmettent à leur tour aux échelons supérieurs. Une partie des fonds atteint même l’état-major.
Justement, l’état-major, censé incarner l’honneur militaire, se révèle être le cerveau de cette pieuvre tentaculaire. Dans leurs bureaux de Bangui, ils comptent les profits de la terreur, transformant la souffrance populaire en dividendes personnels.
À Gallo, comme à Zawa, Gaga ou Village Carrefour, les habitants ont trouvé les mots justes : “grands bandits”. Cette appellation populaire démasque la réalité crue d’un État qui a abdiqué sa responsabilité première. Quitter l’asphalte de l’axe principal équivaut à franchir les portes de l’enfer, à abandonner toute prétention aux droits humains les plus élémentaires.
Cette géographie de l’horreur ne se limite pas à Gallo-Aba. L’axe Bangui-Damara-Sibut-Bambari-Kaga-Bandoro-Bria – Birao déroule le même scénario d’épouvante, aggravé par la présence des hommes armés qui ajoutent leurs propres couches de violence à cette symphonie de la terreur.
Pendant que le gouvernement centrafricain se glorifie de ses prétendus succès sécuritaires, la réalité du terrain hurle sa vérité : la pacification n’est qu’un déplacement de la violence d’État vers les zones oubliées des médias internationaux. Les FACA ont simplement redistribué leur barbarie, concentrant leur sadisme sur les populations les plus vulnérables.
Cette stratégie montre la perversité d’un système qui préfère masquer ses crimes plutôt que les éradiquer. Les routes secondaires deviennent les laboratoires secrets où s’expérimente l’oppression la plus pure, loin des regards indiscrets de la communauté internationale.
L’axe Gallo-Aba n’est pas une anomalie mais le miroir fidèle d’un État qui s’est mué en prédateur de son propre peuple. Ces 70 kilomètres de terreur crystallisent l’échec moral d’institutions militaires qui ont trahi leur serment le plus sacré.
Sans un démantèlement radical de ces fiefs de la corruption, sans une purge impitoyable de ces criminels en uniforme, sans une refondation complète du système sécuritaire centrafricain, Galo-Aba restera ce qu’elle est devenue : un monument à la cruauté d’État, un mausolée de la dignité humaine assassinée par ceux-là mêmes qui jurèrent jadis de la protéger.
La route continue de s’étendre, indifférente, sous le soleil centrafricain. Mais sur son bitume brûlant, ce ne sont plus des kilomètres qui se comptent : ce sont des larmes, du sang et de la honte. La honte d’un pays qui a perdu son âme sur les barrages de ses propres soldats.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
